FHAH  Association  Franco-Haïtiens et Amis d'Haïti.  Le Drapeau Haitien  Le Drapeau français
Accueil Mot du président Nos activités Nos programmes Devenir membre Vie de l'association Nous joindre Photos
 

Association Franco-Haïtiens et Amis d'Haïti

 

Découvrir Haïti

Histoire de l'île

Photos

 

 

 

Liens

UEPH: Une école pour Haïti

HAHYE

 

Nos partenaires

Coopération 92

Conseil général des Hauts de  Seine.

Mairie de Chatenay Malabry

Mairie de Montereau 

Mairie de Suresnes

Mairie de d'Asnieres

Mairie de Villeneuve La Garenne

Mairie de Nogent sur Marne

Mairie de Rosny sous bois

Mairie de Saint-Prix

Mairie d'Arnouville Les Gonesses

Consistoire mondial chrétien

Association des médecins franco-haïtiens.

Solidarité informatique

Associations partenaires

 

 

 

                                           

Vous êtes sur : Vie de l'association.

 

Dans cette rubrique, vous trouverez divers articles concernant la vie de notre association;

Si vous désirez soutenir l'une de nos actions vous pouvez adresser vos dons à :

 F.H.A.H  4 square Basson Pierre 92290 Chatenay Malabry.

Pour vous adhérer reportez vous à la page " Devenir membre " de notre site.

***************************************************************************************************************

***************************************************************************************************************

 

 

***************************************************************************************************************

LE GROUPE LES AMIS DE JESUS ET LA SŒUR ANNIE MOBEJO ONT ENFLAMME

LA SCENE DU THEATRE WATTEAU.

 

         Ambiance électrique, salle comble, public survolté, c’est dans cette atmosphère qu’est déroulé le concert

organisé par l’association les « Cœurs unis » en collaboration avec l’association Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti.  

Pour la première partie de la soirée on a eu droit à un défilé de mode préparé par des jeunes filles du pôle jeunesse

de la FHAH, prestation qui était très appréciée du public. En deuxième parti, les groupes musicaux ont fait leur

 apparition. Tout a commencé avec des chants de louange et d’adoration du groupe les amis de Jésus,  pendant

l’interprétation des différents morceaux, on a retrouvé un public plongé dans une profonde adoration digne

des chansons diffusées par la radio évangélique haïtienne des années 80, Radio Lumière. Ensuite, la grande partie

de la soirée était animée par la Sœur Annie et Son groupe gospel.

Tout au long de la soirée le public chantait, dansait et lançait des cris d’adoration à Dieu.

 

         Le public s’est déplacé en grand nombre pour venir, non seulement, applaudir les artistes et surtout soutenir

le but de cette activité, car les fonds recueillis sont destinés à l’achat d’une ambulance pour la commune de Gressier,

ville située à proximité de la capitale, Port-au-Prince. Ce projet initié par l’association les Cœurs Unis a trouvé

le soutien de la fédération FHAH dont son président, M. Jean-Claude Valdemar, s’est activé pour la réussite

de ce concert. D’autres activités de ce genre seront organisées tout au long de l’année pour la réalisation d’autres

projets. Les présidents des deux associations ont présenté leur remerciement aux différents instances et personnalités

qui ont contribué à la réussite de cette soirée, particulièrement le Maire de Nogent, M. Jacques J.P. Martin, qui a facilité

 l’acquisition de la Scène Watteau pour l’organisation de ce concert.

 

Joselito  LAURENT

 

 

***************************************************************************************************************

LES JEUNES DE LA FHAH S’ACTIVENT SUR LE PROJET DE CINEMA

 

         Plusieurs dizaines de jeunes, ayant à leur tête Céline MATINE, se sont réunis le samedi 17 janvier dernier à la maison

des associations du 19ème arrondissement dans le cadre du projet de cinéma haïtien en France initié par l’association

Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti. Cette rencontre a été l’occasion pour les jeunes de discuter sur la manière de monter

 ce film. Plusieurs idées ont été dégagées sur le sujet dont le fil conducteur est de présenter une autre image d’Haïti

à travers le cinéma.

 

         Ce projet rentre dans le cadre du pôle intégration de l’association pour ces jeunes qui sont, pour la plupart,

nés sur le sol français et qui ne connaissent pas vraiment leur pays d’origine sinon qu’au travers de certains reportages

 diffusés par les chaînes étrangères où de très souvent on présente une image très négative d’Haïti.

Cette initiative devra permettre également aux jeunes d’apprendre certains aspects de la culture haïtienne et certaine

 tradition liée à cette culture. Conscients de l’enjeu important pour leur communauté  de se faire connaître, ces jeunes

sont très motivés à travailler pour changer l’image d’Haïti, ils semblent manifester une réelle volonté et un vrai désir à

changer l’image négative avec laquelle on identifie de très souvent  leur pays d’origine.

 

Joselito LAURENT

 

***************************************************************************************************************

RAPPORT DU PRESIDENT DE L’ASSOCIATION FHAH SUITE A SA VISITE EN HAITI

 

            Dans le cadre des projets en cours en Haïti, le président de l’association Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti,

M. Jean-Claude Valdemar, s’est rendu dans le pays pour visiter l’état de l’avancement des projets en compagnie

du président de l’association « Une Ecole pour Haïti », le pasteur Jacques Shlepko.

Différentes rencontres ont eu lieu entre les deux hommes et le staff de l’école à Buthète ainsi qu’avec

 les parents des élèves. Au menu des discussions le renforcement des structures de l’établissement scolaire, la phase

 finale de la construction de l’école, le projet d’installation de panneau solaire et la mise sur pied de l’école

informatique équipée d’internet. Lors de leur séjour, M. Valdemar et le pasteur Shlepko ont rencontré

les membres de plusieurs associations locales dans la zone de Buthète dont l’Organisation Communale pour le développement

de Fonds-des-Nègres (OCDFON), le Mouvement des Paysans de Pémerle (MOPEP), les débats se sont déroulés autour

des stratégies pour reformer l’agriculture dans toute la zone.

Lors de sa rencontre avec les membres de l’Organisation Communale pour le Développement des Fonds-des-Nègres,

M. Valdemar a insisté sur la nécessité de développer certains projets à caractère socio-économique dans la région.

Il a encouragé les paysans à pratiquer l’agriculture qui selon lui est le seul moyen de répondre aux besoins alimentaires de la population.

M. Jean-Claude Valdemar s’est également rendu à Gressier pour inaugurer un tronçon de 25 kms de route et une place publique.

Ce projet a été initié par l’association les Frères Unis.

 

***************************************************************************************************************

 

 

 

***************************************************************************************************************

Le Secrétaire d’État à l’Outre-Mer Célèbre l’abolition de l’esclavage

                                                                             

M. Yves GEGO débuté maire de Montereau                                                                                                                Invités du cocktail.

 

            Au cours de cette cérémonie organisée par le président Nicolas Sarkozy au jardin du Luxembourg pour commémorer l’abolition de

 l’esclavage, le chef de l’Etat a condamné l’esclavage dans toutes ses formes. Le Président reconnaît que l’histoire de l’esclavage n’a

pas suffisamment été détaillée dans les manuels d’histoire, ainsi, a-t-il déclaré : cette histoire doit être inscrite dans les manuels

scolaires afin que les enfants français puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, qu’ils puissent mesurer les souffrances que l’esclavage

a engendré. La traire négrière, l’esclavage ainsi que l’abolition seront donc introduite dans le nouveau programme de l’école primaire dès

la rentrée prochaine.

            Après cette manifestation, les participants ont été invités à se rendre à la secrétairerie d’Etat à l’Outre-Mer pour la suite des festivités

            Le titulaire de ce poste M. Yves Gego a indiqué que l’adoption du décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage était un acte républicain,

            un acte fort de l’égalité entre les êtres humains. La journée du 10 mai a d’autres significations pour M. Gego, d’après lui, célébrer l’abolition

            d’une institution infâme ne doit pas signifier son oublie, célébrer l’abolition ne signifie pas que cette histoire n’a plus de sens, cela ne veut pas

            dire qu’on doit oublier le passé, car oublier le passé ce serait de négliger la souffrance des millions de personnes, ce serait déposséder

            les français d’aujourd’hui d’une part de leur histoire, ce serait occulter les vies qui ont accompagné la marche vers l’égalité, ce serait croire

            que la liberté n’est plus un combat, ce serait mettre en péril la communauté nationale selon les dire de M. Gego.

            C’est pour refuser l’oublie que la France a déclaré, par la loi du 21 mai 2001, que la traite négrière et l’esclavage sont un crime contre l’humanité,

             c’est pour récuser l’oublie que  la France, en suivant les recommandations du comité pour la mémoire de l’esclavage, dirigé par

            Me Françoise Vergès, a fait du 10 mai une journée nationale de commémoration pas seulement des abolitions, mais de la traite et de

            l’esclavage en tant que tel. Le secrétaire a indiqué que cette journée ne doit pas être l’apanage de quelques uns mais l’affaire de tous,

            elle n’est pas unique mais elle est commune, M. Gego se réjouit de la multiplicité des initiatives prises partout à travers le pays

            en ce qui concerne cette commémoration, dans les mairies, les musées, les média, dans les écoles, dans les associations.

            Marcel Dorigny et Nelly Schmidt, également membres du comité, ont organisé une exposition de tableau présentant les différentes

            étapes de la traite négrière et les souffrances qu’ont subies les esclaves lors de la colonisation.

            A signaler dans le cadre de cette commémoration  la visite de la gouverneure générale du Canada à Bordeaux, Me Michaëlle Jean,

elle-même descendante d’esclave, née à Jacmel dans le Sud-est d’Haïti, lors d’une cérémonie organisée par le Maire de la ville,

M. Alain Juppé, en mémoire des esclaves, car Haïti est le premier pays noir a avoir se libérer du joug de l’esclavage, ce qui n’a pas plu

aux grandes puissances coloniales de l’époque.

La France ne veut plus rester prisonnier d’un passé inavouable, l’objectif est de se tourner vers l’avenir, libérer les esprits,

car il ne faut pas rester enfermer dans la guerre des mémoires tel est l’enjeu du devoir qui s’impose aux démocraties modernes,

car aucune société, aucune civilisation n’est pas embarrassée par une partie de sa propre histoire, a indiqué .Gego, parce que toute

communauté humaine célèbre d’abord ce qu’il a grandit, la tentation est grande d’oublier les ombres du passé.

Le Maire de Montereau (77) a même cité Renand qui eu à dire à la fin du 19ème siècle que « l’oublie et même l’erreur historique sont

un facteur essentiel dans la création d’une nation, parce que l’investigation historique remet en lumière les faits de violences qui se sont

passées à l’origine de toute formation politique », selon cette pensée, certaines violences ne doivent pas être oubliées.

En d’autres termes M. Gego voudrait dire que la France d’aujourd’hui, qui est un pays riche, un pays fort, ne pouvait être là où elle

 est sans cette partie de son histoire et qu’il y a des crimes qu’il ne faut jamais ni excusés ni oubliés.

Pour la France et les autres puissances coloniales la mémoire de l’esclavage est devenue un devoir.

Ce n’est pas de la repentance ni de la culpabilité, il s’agit tout simplement de prendre la mesure historique d’une réalité qui ne se résume

pas toutefois à une question d’abolition. L’esclavage relève de l’histoire mondiale et ne relève pas seulement du passé comme

le président de la république l’a si bien mentionné lors de son discours. La France na pas oublié et n’oubliera jamais que l’esclavage

 fait partie intégrante de son histoire.

 

 

 

***************************************************************************************************************

Mobilisation des associations haïtiennes de France

 

            Plusieurs responsables d’associations se sont réunis à Bobigny dans le cadre des projets de développement sur Haïti.

Parmi ceux-ci M.  Simonis responsable de ACDM qui travaille actuellement sur la construction d’un tronçon de route à Gresssier.

A noter que l’association a déjà implanté une école dans la même région de.

Toutes ces initiatives sont encouragées et soutenues par la FHAH qui participe aux différentes rencontres organisées par ces associations.

 

La FHAH se mobilise à Nogent-sur-Marne

 

            Après plusieurs rencontres avec le Maire de Nogent-sur-Marne, M. Jacques J.P. Martin, le président de l’association Franco-Haïtiens

et Amis d’Haïti, M. Jean-Claude Valdemar, commence à implanter ses bases dans cette ville.

Lors d’une rencontre organisée dans un restaurant de cette ville avec plus d’une dizaine de ses collaborateurs, M Valdemar étudie les modalités

pour mettre en place une cellule de l’association à Nogent. M. Martin a reçu chaleureusement les projets de ladite association et compte

apporter son soutien à tous les niveaux pour aider l’association dans ses projets.

 

 

 

***************************************************************************************************************

 

*   Lettre de M. SARKOSY  du 16 mai 2008

 Lettre de M. René PREVAL

*   Lettre du Maire de Rosny Sous Bois

***************************************************************************************************************

PROJET DESIGN CENTRE ARTISANAL

Formation, Production & Commercialisation Internationale

 

Marque : Haïti-Design

 

Les modèles exclusifs, créés par le designer Marcel Ramond

sont le fruit d’une expérience de « Design Artisanal » depuis  plus de 20 ans  

en Afrique et en Guyane

Des testes concrets de commercialisation ont été réalisés avec succès.

 

 La démarche globale étant :

 

-   Création d’une Structure Artisanale : Haïti Design

-   Utilisation des bois précieux, marbre et autres matières locales,

-   Valorisation du savoir faire artisanal local

-    Prise en compte des références culturelles

-    Formation de jeunes artisans à la créativité et au design artisanal,

-    Création d’une unité de production performante pour la fabrication d’objet utilitaires et décoratifs en exclusivité et en séries.

-    Formation et encadrement d’une main d’œuvre de qualité,

-    Production de modèles exclusifs  « Tendances Haïtiennes » 

-    Création à Port au Prince, d’une galerie marchande de promotion.

-    Création d’un site marchand  Haïti-Design  sur Internet

-    Promotion de la production sous le label  « Commerce équitable »

 

La production  et commercialisation de produits manufacturés très ciblés en provenance d’Haïti, correspondent véritablement à une action

de développement économique du secteur artisanal local.

 

La concrétisation de ce projet est une des réponses positives à la lutte contre la pauvreté dans ce pays.

L’objectif de cette structure est de former et procurer du travaille à plus de 300 jeunes Artisans dans

les 3 à 5 années à venir.

 

                                 

Marcel Ramond « Design Consultant »                                                     Association FHAH                                                         

37 quai de la Seine      -      75019 PARIS                                                     J.C. VALDEMAR - Président              

Tel. (0033) 1 44 72 95 68 & 6 80 66 29 88                                   

E mail :  Marcel.RAMOND@wanadoo.fr                                                       

                                                                 

                                                                                                                                                         11-02-2008

 

 

***************************************************************************************************************

PARI  REUSSI POUR  LA FHAH

                                                                                                        

M. Olivier STIRNES membre d'honneur de FHAH .                                                                                   Mme Sylvie NOACHOVICH marraine de FHAH.

 

 

 

Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies, le samedi 12 avril dernier, au restaurant paradis des amis lors de ce dîner organisé

par l’association Frano-Haitiens et Amis d’Haïti. Après un récital du grand musicien haïtien Amos Coulanges, l’animateur Michel Marchand

a fait une présentation des différentes personnalités qui ont répondu présent à cette soirée. Parmi ces celles-ci le représentant du Président

de la République, M. Olivier Stirnes, la marraine de l’association Me Sylvie Noachovitch, le président de l’Union pour la Diversité

épublicaine, M. Séga Doucouré, l’éminent professeur d’université, le docteur Daniel Talleyrand, Me Oumou Si, élue à Nogent-sur-Marne 

ainsi que les représentants de la diplomatie Haïtienne en France. Après les propos de bienvenue du président de FHAH,

M. Jean-Claude Valdemar, les intervenants se sont succédés les uns après les autres pour exprimer leur soutien au travail effectué

par l’association et leur appui aux démarches entreprises par celle-ci en faveur des projets de développement sur Haïti.

Le président de l’UDR, M. Séga Doucouré, a salué les initiatives prises par M. Jean-Claude Valdemar dans le cadre des projets ayant

pour objectif d’aider au développement et à la reconstruction d’Haïti. Il a salué au passage les capacités de M. Valdemar qui selon,

 lui a réussi son pari en rassemblant une multitude de gens d’horizons différents, il a souligné les retombées positives que pourraient

avoir de telles rencontres. Le président de l’UDR a plaidé en faveur d’une action sur Haïti, car, estime t-il, ce pays a besoin de tous

ses fils et de la communauté internationale notamment la France pour qu’il puisse sortir de la misère. A noter qu’il avait fait cette même

 déclaration quelques semaines auparavant lors d’une rencontre à l’ERA « Entreprendre et Réussir en Afrique », association dirigée

par l’ancienne star du football africain Bazil Boli. Il a fait allusion à la crise alimentaire qui a touché Haïti ces derniers mois, résultat

de la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale et a indiqué que les manifestations qui en sont découlées

sont le fruit d’une prise de conscience de la population, cette flambée des prix notamment celle du riz ne doit pas laisser indifférent car

 il y a une population qui souffre.

            De son côté, la marraine de l’association, Maître Sylvie Noachovitch, a indiqué que sa présence au sein du FHAH est pour

 renforcer le combat que mène Jean-Claude Valdemar en faveur d’Haïti, la lutte contre la misère, contre la souffrance et contre

l’injustice dont dit-elle qu’Haïti est victime. Elle se dit honorée d’occuper cette fonction et souhaite qu’elle sera à la hauteur

de la qui lui est incombe. Elle s’engage à aider le président de FHAH dans ses initiatives prises pour contribuer au développement

d’Haïti. Pour sa part le représentant de l’Elysée, M. Olivier Stirnes, a exprimé sa satisfaction de voir des français d’origine haïtienne

et africaine enrichissent formidablement le paysage Français et prendre des initiatives en faveur de leur pays d’origine.

« La France ne peut être un grand pays que si toute la diversité qui la compose se sent soutenu et se sent solidaire », a martelé le conseiller

 à l’Elysée. Il a demandé aux français d’origine haïtienne et africaine de ne jamais oublier leur racine. M. Stirnes a indiqué que, malgré plongée

dans la misère, Haïti est un pays riche culturellement et de par la qualité des ressources humaines qu’elle possède, il a cité en exemple

d’excellents peintres et artistes haïtiens de renommés internationaux. L’ancien ministre de l’outre-mer n’a pas manqué de souligner

 l’attachement d’Haïti à la France et à la culture française tout en reconnaissant que le France n’a pas toujours porté un œil

suffisamment attentif à Haïti. Cet ancien député du général de Gaulle a aussi rappelé à l’assistance qu’Haïti est le premier

pays nègre au monde à être indépendant. Il a félicité Jean-Claude Valdemar et Séga Doucouré pour leur travail d’intégration

 par le biais de leur association, il les assure que la France sera à leur côté jusqu’au bout et qu’il allait personnellement informer

le président Nicolas Sarkozy de l’ampleur de la situation en Haïti  tout en espérant que la France fera beaucoup pour redresser la situation

en Haïti à travers l’aide qu’attend Haïti et les haïtiens.

Le professeur Daniel Talleyrand lui est intervenu sur les relations, parfois tumultueuses, entre Haïti et la France.

Il a retracé un peu l’histoire de cette île de la Caraïbe qui d’antan était la Perle des Antilles où l’activité touristique était très importante.

Le professeur qui a travaillé dans plusieurs pays Africains pendant 21 ans et notamment en République Démocratique du Congo

où il a beaucoup appris sur ses vraies racines et celles de tous les haïtiens. M. Talleyrand a souligné le fait qu’Haïti était toujours

solidaire à la France en lui apportant tout son soutien par exemple lors de la Première et de la deuxième Guerre Mondiale où Haïti

a même déclaré la Guerre à L’Allemagne, ce qui a attiré la fureur d’Adolf Hitler qui eu à dire que  « ce petit point noire perdu

dans la mer des Caraïbes où la population est légèrement teinté de civilisations occidentales, que ces haïtiens sachent que leur

pays ne peut même pas servir d’écurie à mes chevaux », en d’autres termes en créole,

« Ayiti pa menm yon savann pou cheval mwen yo galope ». Le Führer était surtout en colère contre Haïti parce que cette dernière

 ne voulait pas prêter ses côtes aux sous-marins allemands pendant le déroulement de la deuxième Guerre Mondiale.

Le professeur a remémorer l’assistance en faisant savoir qu’Haïti était l’un des rares pays à offrir des visas à des juifs français

pour échapper à la mort alors que de grandes puissances avait peur de le faire et redoutait les représailles de l’Allemagne.

Le professeur  a demandé au pays des droits de l’homme de se souvenir de ses anciens colonisés et leur participation dans la

 

 richesse de la France par le biais du commerce triangulaire aux 17ème et 18ème siècle, il précise, pour en conclure, que français, haïtiens

et africains sont condamnés à travailler d’un commun accord pour un lendemain meilleur pour tous, parce qu’on a une longue route à faire

ensemble.

 

Par Joselito  Laurent

 

 

 

***************************************************************************************************************

RAPPROCHEMENT ENTRE LA FHAH ET L’ERA

 

C’est dans une ambiance très cordiale que s’est déroulée le vendredi 04 avril dernier une importante rencontre entre l’association

Franco-Haïtien et Amis d’Haïti dirigée par le franco-haïtien Jean-Claude Valdemar et de l’autre Entreprendre et Réussir en

Afrique (ERA) ayant à sa tête l’ancienne star du football africain Basil Boli. L’objectif était, pour ces deux associations, de se familiariser,

de partager leurs idées et de converger leurs actions de développement.

Parmi les personnalités qui ont pris part à ce rendez-vous figure le directeur général de coopération 92, M. François Jay, qui, lors

de son intervention, a encouragé les dirigeants de ces différentes associations à travailler d’arrache-pied à la réalisation des projets

 dans leur pays respectif. Il a insisté sur les projets dits collectifs tels que l’éducation et la santé, car, selon lui, toute la population

 pourrait en bénéficier. Les autorités françaises sont prêtes à apporter leur soutien à toute initiative visant le développement de ces pays,

car cela pourrait réduire le taux de chômage déjà très élevé dans ces pays-là et pourrait également inciter les jeunes à rester dans leur pays,

a-t-il poursuivit. Concernant un possible investissement en Haïti dans le secteur touristique, M. Jay exprime encore des réserves,

parce que, dit-il, malgré une tranquillité apparente, le pays reste très fragile sur le plan politique et les investisseurs sont réticents suite aux

derniers événements qui ont conduit au départ de Jean-Bertrand Aristide il y a quatre ans de cela, et l’insécurité qui bat son plein ne

favorise pas, du moins pour l’instant, le développement de l’activité touristique. De son côté le président de la FHAH, Jean-claude

Valdemar, soutient que le tourisme est l’un des secteurs qui pourrait générer des emplois et changer l’image d’Haïti.

Le responsable de coopération 92 qui a déjà aidé à la réalisation des projets sur Haïti et l’Afrique a salué la détermination et le courage

des dirigeants de ces deux entités qui, selon lui, sont unies par les mêmes objectifs.

De son côté, M. Louis Gérald Alcindor, a fait un exposé très concis sur le programme de nutrition sur Haïti.

Ce projet qui lui tient beaucoup à cœur a pour but de favoriser une nouvelle forme d’agriculture qui pourrait répondre aux besoins des 

haïtiens sur le plan alimentaire, aider les agriculteurs à adopter les nouvelles formes de cultures et inciter les haïtiens à consommer

 les produits locaux riches en vitamine et en protéine. L’éminent professeur de biochimie et de biologie nucléaire et ex-professeur de

l’ancien ministre français de la santé, M. Philipe Douste Blazy, s’est dit déterminé à mener à bon port ce projet qui peut aider à diminuer

le fort taux de mortalité dû à la malnutrition.

Pour sa part, le président de l’Union pour la Diversité Républicaine, M. Séga Doucouré, s’est prononcé en faveur d’un renforcement

de la coopération entre la France et les Etats Africains, il soutient toutes les initiatives de la FHAH visant à aider à la reconstruction

d’Haïti. M. Doucouré plaide pour une vraie intégration des français issus de l’immigration, car, estime t-il, ces français jouent un rôle

essentiel dans le développement de leur pays d’origine.

 

Par Joselito  Laurent

 

***************************************************************************************************************

Intervention de M. Jean Claude VALDEMAR le samedi 12 avril

 

 

 

Mes amis,

 

            Haïti ne va pas bien, Haïti va mal.

La situation nutritionnelle s’est rapidement dégradée et la flambée des cours des produits alimentaires sur le marché mondial est pour nous la

source d’une grande inquiétude.

Cependant les manifestations auxquelles nous assistons témoignent d’une prise de conscience salutaire de la population.

Pour son alimentation, Haïti n’est plus autosuffisante.

Pour nous ce n’est pas une surprise. Notre association a lancé le mois dernier un cri d’alarme et a plaidé pour une mobilisation nutritionnelle pour

Haïti.

Il s’agit d’une priorité dont l’objectif est de lutter contre la sous nutrition qualitative qui est endémique en Haïti.

Afin d’éviter la détresse alimentaire qui est à notre porte nous avons proposé une action pour laquelle nous sommes en quête de sponsors.

Elle vise à promouvoir la bonne utilisation des ressources agro-alimentaires d’Haïti. Les produits du terroir peuvent s’ils sont de qualité,

être à la base d’une nouvelle nutrition dont les retombées seront bénéfiques non seulement pour la population mais aussi pour les investisseurs

 participant au développement de l’industrie agro-alimentaire locale.

Le traitement, la conservation et la distribution des denrées agricoles sont des pôles d’activités nouvelles dont Haïti a besoin. Ils peuvent

donner du travail aux habitants de nos campagnes, restaurer leur confiance en l’avenir, éviter les migrations des populations vers les villes et

les pays étrangers.

Nous explorons en France et à l’étranger toutes les possibilités de subventions en nous adressant aux responsables politiques, aux associations

mais aussi et surtout à vous membres de FHAH.

Nous avons besoin de vous pour initier des actions ponctuelles parmi lesquelles je peut citer la mise en place de:

Séchoirs solaires

De jarres en terre cuite de conservation

d’eau,

de matières grasses,

de fruits secs, noix, amandes, racines et feuilles de toutes sortes…etc.

Notre programme ambitieux sera peu coûteux car la poterie est une industrie présente et développée en Haïti.

 

 

Nous avons besoin de vous pour le mettre en place auprès de nos parents et amis en Haïti.

 Avec notre association FHAH aidez nos parents et amis d’Haïti à surmonter cette crise alimentaire et à prévenir la catastrophe nutritionnelle

à venir.

Je vous remercie "

 

 Monsieur Jean Claude VALDEMAR

                                Président fondateur de la FHAH

  

 

 

 

***************************************************************************************************************

 

RAPPORT DE LA REUNION DU 16 FEVRIER 2008 A SAINT DENIS.

 

 

·        Accueil de monsieur Doucouré Séga, président UDR et des affaires de co-développement des pays africains, notamment de l’Afrique

de l’ouest, par Jean-Claude VALDEMAR, président de l’association FHAH.

 ·        A l’appel,  27 personnes présentes à la réunion. Les participants déclinent leur identité suivie de leurs coordonnées.

·        Mot du président Jean-Claude VALDEMAR qui salue l’audience et fait éloge de ses invités, à savoir :

      • Mlle Rama SOW (représentante de Basile Boli),
      • Mlle Tabia PRINCE WILL (membre de l’UDR),
      • Mr Doucouré SEGA,
      • Mr Marcel RAMOND (concepteur de projet),
      • Mr Pierre BICHOT (avocat et défenseur d’Haïti).

 

 ·        Le passage en revue des cartes de vœux de la part des ministères d’Etat, envoyées à l’association via la personne de son président

Jean-Claude VALDEMAR, celui-ci profitant de l’occasion pour mettre en exergue la citation de promesse électorale faite par

 Nicolas SARKOZY en Guadeloupe, en faveur d’Haïti à savoir :

« Si je suis élu président de la république je ferai tout pour mettre en route une conférence internationale de co-développement

franco-haïtien et du même coup le moyen de la stabilité politique en Haïti ».

Dans la foulée le président de l’association rappelle la bienveillance du président de la République lors de l’inauguration de l’école à

 Fonds-des-Nègres (sud d’Haïti) en envoyant son représentant  Mr François JAY, directeur général des Hauts de Seine.

Il a aussi été mis en valeur le travail du photographe reporter Christian M’BANI (présent dans l’assemblée), réalisateur du DVD de la campagne

 présidentielle de Nicolas SARKOZY. Cette œuvre médiatisée sur Internet souligne l’aide et la ferveur dont Jean-Claude VALDEMAR a fait

preuve, pour l’élection de Nicolas SARKOZY à la présidence de la République, ce dernier reconnaissant même la valeur de se

« coup de pouce ».(C’est d’ailleurs ainsi que le président J-C VALDEMAR a été remercié, reconnu et recommandé par devant tous les

ministères pour son œuvre accomplie et qu’il continue encore sans relâche et avec la même fougue à coté des municipalités.

L’historicité de l’association Franco-Haïtien et Amis d’Haïti est ainsi née et connaît l’essor d’aujourd’hui).

 

 

·        Mlle Rama Sow, représentante de Basile BOLI  prend la parole sur invitation du président et déclare que ERA, son association

aidant les ressortissants étrangers du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina-Faso, etc, peut également aider les Haïtiens moyennant

un remboursement dont les convenances peuvent être négociées. Cette aide peut soutenir l’association sur une période de 1 à 5 ans ;

 elle est le reflet que Basile Bolie a une grande envie de porter Haïti dans son combat.

·        J-C VALDEMAR intervient pour dire qu’Haïti n’est pas morte car autrefois on l’appelait « la perle des Antilles ».

Il est porté à la connaissance du public que le but est de travailler dans les départements d’Haïti.

L’association est sérieuse et seule capable de servir de socle pour accéder à la réalisation des projets.

·        Mr Pierre Bichot à double titre Franco-Haitien car de mère haïtienne et de père français, s’estime heureux de voir l’importance

 que suscite Haïti et ajoute qu’il est disposé à mettre un savoir faire au service du pays et de l’association qui lui parait bien établie et sérieuse.

  • L’intervention de Mr Doucouré Séga :

« Je suis le Malien le plus proche d’Haïti à travers le département de la coopération 92 »

Il félicite pour sa part tous les Haïtiens car se sont des hommes très entreprenants. Lui de son coté, est en France depuis 35 ans,

 il s’est investi entre l’Afrique et la France pour aider ceux qui sont au pays, à vivre mieux : « Mes enfants sont a l’université ; on me pose

toujours des questions sur mon origine quoique mon engagement en France me rend plus Français que quiconque.

En fait, quand on est en France il faut s’intéresser à la vie de la cité. Je suis très proche des hommes d’Etats Charles PASQUA,

Jacques CHIRAC et maintenant Nicolas SARKOZY. J’ai été nommée chevalier d’honneur pour les services rendus envers l’Afrique ».

Il stipule qu’un grand honneur est de droit à M. VALDEMAR, qu’il est honorable, car dans sa défense devant les instances,

quelles qu’elles soient, il est toujours porté vers le patriotisme, il ne prononce jamais mot sans aborder la question d’Haïti, son pays.

 « Dans tous les déplacements que j’ai effectué avec Jean Claude, dans plusieurs cabinets, il est toujours pris au sérieux.

Rama YADE est une grande amie qui milite depuis très longtemps dans le sens de la politique, aujourd’hui ce qu’elle est devenue

 n’est pas le fruit du hasard ».

Le président SARKOZY déclare : « Tout le monde doit savoir que vous existez. Et c’est le biais des entretiens réciproques que

Rama YADE a été désignée à Versailles comme porte parole de l’Afrique. En ce qui concerne les affaires politiques,

il faut s’engager pour que nos enfants puissent suivre l’exemple. L’engagement politique est très important, car quand on est sur

le terrain, on peut changer les choses ». Il conseille fortement de s’engager dans la politique car d’après une citation, tout ce qu’on te

donne, on peut le reprendre, cependant ce que tu as obtenu dans la force du travail, on ne peut pas te le dérober.

 « Pour ce qui est de l’engagement politique, il faut participer massivement car au moment des besoins de présentation,

les élus eux sauront que vous étiez sur le terrain et que les portes s’ouvriront forcément. Le co-développement, vu et conçu par

le gouvernement n’est pas complet tant qu’il ne passe pas par nous qui sommes d’origine» (Mr DECOURE).

 « Je conseille vivement qu’il y ait un comité politique auprès du président VALDEMAR, car vous avez des hommes capables pour toutes

les circonstances, qui peuvent aider . (il cite l’exemple des médecins pour le domaine de la santé). Je suis à votre disposition pour toutes

 les questions politiques sur l’éco développement. Il ne faut pas toujours avoir un dossier de demande sous les bras, mais il faut des engagés

pour pouvoir dire que les projets passent par nous et qu’il est possible de créer des établissements économiques tout en étant en France,

 pour que nous ne soyons pas toujours le maillon faible ».

 

 

13h25 : Le président conclut et remercie l’auditoire. La séance est levée.

 

***************************************************************************************************************

 

 

Appel aux entrepreneurs et aux compétences

 

          L'Association FHAH (Franco-Haitiens et Amis d'Haiti) est une Association loi 1901, crée par Monsieur Jean Claude VALDEMAR

 pour promouvoir une intégration par l'accès à l'emploi des Franco-Haitiens et des diasporas haitiennes, grâce aux entrepreneurs.

 

     Devenez membres pour aider notre association FHAH à réaliser ses objectifs en France:

 

 1) La promotion sociale des talents et compétences des Franco-Haïtiens

             L'Association FHAH optant pour une discrimination positive à l'accès aux responsabilités veut regrouper dans sa base de données 

     les compétences reconnues, les diplômes obtenus et les fonctions exercées par les Franco-Haïtiens et Haïtiens de France (cadres ou dirigeants).

 

2) Le co-développement et les relations économiques entre la France et Haïti.

 

    Un programme gouvernemental en faveur des investissements productifs et créatifs d'emploi en Haïti par des Franco-Haïtiens et des

migrants haïtiens est aujourd’hui en préparation.

           L'association FHAH veut participer à ce programme. Elle vous propose d'y adhérer par groupe de 15 à 25 investisseurs

(porteurs ou parties prenantes d'un projet) ouvrant ensemble un compte d'épargne co-développement. Dans ce cadre, les investisseurs

domiciliés en France pourront bénéficier de déductions fiscales pour création, reprise où développement d'une entreprise locale.

 

          L’association FHAH envisage de faciliter par accompagnement et intermédiation l'installation d'entreprises en Haïti. Dans ce

contexte elle compte réaliser un annuaire des compétences présentes parmi ses membres.

 

Notre Programme d’activités 2008-2009 est le suivant :

 

     - Mise en place d'un espace d'accueil pour:

 

1) - l'orientation, les conseils et l'accès à l'emploi des jeunes Franco-Haïtiens.

 

2) - les rencontres et les échanges entre professionnels et entrepreneurs de la diaspora haïtienne avec les partenaires économiques institutionnels,

privés et publics, d'Europe et d'Haïti.

 

- Étude de faisabilité d'une action intitulée "Détection et accompagnement vers l'emploi des Talents et des Diplômes"

- Programmation de conférences  FHAH

- Remises de Trophées FHAH

- Réalisation d'un Guide de la diaspora Haïtienne

- Édition d'un annuaire des Franco-Haitiens

- Rencontres promotionnelles avec des entrepreneurs et décideurs économiques et politiques.

    

 

                                Monsieur Jean Claude VALDEMAR

                                Président fondateur de la FHAH

  

 

***************************************************************************************************************

Propositions d'actions pour le FHAH

Par le délégué nationnal, M. Arnousse BAULIERE

Pour plus d'information cliquer ici

 

***************************************************************************************************************

Haïti, la perle des Antilles: la marche vers l'avenir

Dans la mondialisation actuelle des rapports entre les pays, dans la globalisation constante des échanges collectifs,

quelle place pour le Tiers-Monde ? Jadis, Haïti, dite ''la perle des Antilles'' produisait café, coton et sucre et vivait,

nous rapportent les Anciens, une situation très prospère.

Et ce n'est peut-être pas un hasard que ce pays devint par la suite la première république noire, soeur aînée de tous les pays

Africains, elle leur a ouvert la voie: Toussaint Louverture fait encore rêver ces peuples qui ont l'impression de subir à nouveau

 le joug colonial... Je ne soutiens pas cet état d'esprit. Il ne s'agit plus pour les peuples africains et caribéens de revendiquer

 une liberté qu'ils ont déjà. Il s'agit pour nous de prendre notre destin en main.

C'est précisément ce que propose monsieur Jean-Claude VALDEMAR, président de l'association des franco-haïtiens et des amis

 d'Haïti. En effet, la réunion qui se tint samedi 16 février 2008 en présence de mademoiselle Ramatou SOW, représentant

Basile BOLI, nous a montré à quel point, contrairement aux idées reçues, les peuples afro-caribéens ont la volonté de faire

avancer les choses. Et Basile BOLI nous en donne la clé avec sa nouvelle entreprise: le retour. Penser aux retour.

 Et c'est ce que symbolise, à mon sens, Entreprendre et réussir en Afrique (ERA). Des générations d'hommes et de femmes

ont franchi terres et mers pour des Eldorados lointains et nuageux, leurs enfants, la deuxième génération, sont nourris d'espoir.

Pétris des combats de leurs parents, pétris de militantisme, gavés de promesses irréalisables de la part de certains, première

et deuxième génération s'unissent pour le renouveau de leur pays d'origine. Il ne s'agit plus pour ces peuples de venir quémander

leur pitance, et à l'heure où tout semble aller pour le pire en France, l'association de monsieur VALDEMAR ose espérer un rayon

de soleil. Nos peuples tentent de se doter d'inventivité et de ressources pour faire face au nouveau contexte mondial.

Nous ne pouvons donc que travailler, et espérer que les efforts de monsieur VALDEMAR porteront leurs fruits.

La mobilisation de la jeunesse franco-haïtienne autour de projets variés et divers témoigne de cette volonté de renouveau.

La création d'une Afrique véritablement entreprenante est la voie vers l'avenir: c'est ce que préconise ERA. Et dans ce cadre là,

Haïti a bien évidemment sa place. Nous saluons donc l'entreprise des membres de l'association, toux ceux qui y participent

activement, et finalement, tous les amis des peuples afro-carïbéens!

 

Tabia PRINCEWILL

 

***************************************************************************************************************

 

PROJET D'INTEGRATION

Plus d'info cliquer  ici

 

***************************************************************************************************************

 

 

RAPPORT AOÜT 2007

 

 

L’ouragan Dean a épargné l’île d’Haïti et n’a fait que quelques dégâts à la pointe extrême Sud 

         

dans la ville des Cayes et aux environs. On ne doit jamais oublier dans quelles conditions nos filleuls se rendent

 chaque jour à l’école.

Je suis de retour après un mois passé à la formation des enseignants dans deux écoles, l’une (durée une semaine)

dans la banlieue de la capitale l’école Pierre et Marie Curie dirigée par Denis PAUL, l’autre (durée deux semaines)

à la Nouvelle Ecole Fondamentale de Fond-des-Nègres dirigée par Ernso GUILLAUMETTE.

 

Cette année, l’accent a été mis sur la formation des enseignants à l’apprentissage de la lecture dans la grande section

maternelle et au CP, ainsi que sur la mise en pratique de la pédagogie par objectifs imposée par le Ministère de

l’Education Nationale d’Haïti.  Si j'ai concentré mes activités sur la formation et le perfectionnement des cadres

et professionnels, c’est parce que le Comité de l’Association « Une école pour Haïti » étaye l’hypothèse qu’une

meilleure formation des maîtres et l’élévation de leur niveau académique entraînera une meilleure formation des élèves

et de leur niveau, et donc améliorera la situation scolaire à Fond-des-Nègres.

 

Les résultats au Certificat d’Etudes 2007 sont plus faibles que l’année précédente : 46% seulement de réussite,

ce qui maintient pourtant l’école au troisième rang pour la commune de Fond-des-Nègres.

Car le Certificat d’Etudes a changé de fond et de forme pour prendre en compte les exigences internationales du niveau

scolaire fondamental. Cela a déstabilisé beaucoup d’élèves (17000 échecs, chiffre sans précédent) et de nombreux

enseignants non formés à cette nouvelle pédagogie.

Dans la Nouvelle Ecole, depuis 2003, l’optique a été de mettre en pratique les nouvelles instructions officielles

du Plan d’Education : mettre fin à l'exclusion scolaire, freiner l'érosion de la qualité de l'école haïtienne,

promouvoir une nouvelle école capable de développer l'esprit critique, la formation scientifique et l'aptitude

à la résolution de problèmes, relever le niveau de qualification des enseignants. Car notre objectif reste que

la Nouvelle Ecole devienne un exemple positif pour Fond-des-Nègres.

 

Les parrainages servent à soutenir la scolarité des élèves trop pauvres pour régler un écolage mensuel.

Cette école « de compassion » se doit aussi d’être une école de qualité.

Or la qualification de l’enseignant est un corollaire de la qualité de l’école.

Le projet est donc vaste et à long terme, et il reste beaucoup à faire !

Mais votre soutien est notre plus grande force.

 

Voici ce qu’écrit Sony TERMITUS, le « maestro » de la chorale de l’école, qui vient de réussir son Bac 1 et s’est inscrit

en 3ème année de formation d’instituteur dans une école de Jardinières d’enfants :

« En ce qui concerne la formation  pour le métier d'enseignant, avant de travailler à Fond-des-Nègres,

je ne savais même pas s'il existe une formation : parce qu'on me donne une salle de classe, des ouvrages et de la craie,

et débrouille-toi ! J’ai été recruté en 2004 et je travaille depuis tantôt trois années dans le souci de me former

pour la nouvelle école avec une nouvelle pédagogie.

Ma motivation c’est que j’ai conscience de la mauvaise formation des élèves haïtiens donc je rêve à une nouvelle école. »

Quelques enseignants comme lui, attendent un parrainage pour soutenir leur formation.

 

Sylvie CROISY

 

***************************************************************************************************************                                             

Haïti et l’UNESCO

  Saint-Vrain, le 31 octobre 07

Rencontre à Saint Denis, le 27 octobre 07, avec le Ministre de l’Education Nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) :

Monsieur Gabriel Bien-Aimé.

Monsieur Bien- Aimé était à Paris, du 15 octobre au 3 novembre, dans le cadre de la Conférence Générale de l’Organisation des Nations Unies pour

 l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), à la tête d’une délégation conséquente et avait manifesté le désir de rencontrer des enseignants et

des personnes travaillant dans l’éducation dans la communauté haïtienne de France (Région  Parisienne).

 

La rencontre a eu lieu à Saint- Denis, au 18 rue Brise Echalas, à la salle de réunion en sous-sol du restaurant  Le rond point des Artistes. :

restaurant de spécialités haïtiennes, antillaises et afro- caribéennes. Nous étions nombreux à honorer l’invitation du Consul Général d’Haïti à Paris,

Monsieur Bélizaire et de la déléguée d’Haïti à l’UNESCO, Madame JEAN.

La réunion était programmée pour 11 H 30.Tambour battant, Mme Jean, a salué et remercié l’assistance et présenté le Ministre. L’intervention du

Ministre Gabriel Bien-Aimé, précédé d’un tour de table rapide, consistait à décrire la situation de l’éducation en Haïti actuellement. Il a, d’entrer de

jeu, souligné qu’il était au Ministère depuis 16 mois. Et, très naturellement, il a procédé à un état des lieux. Ce qui lui a permis de nous dresser un

tableau assez dramatique du système éducatif haïtien.

Il a hérité d’un système scolaire à la dérive, sans gouvernance. Une infrastructure scolaire à réhabiliter à plus de 60 % ; plus d’un demi- million

d’enfants en âge scolaire non scolarisés. Le corps professoral n’est pas qualifié à 50 %. L’offre scolaire privée s’élève à 85 % et celle de l’Etat

(l’enseignent public), douloureusement, à 15%. On comprend aisément qu’il y a eu une absence de l’Etat, de la République, dans ce domaine.

Ce qui est en contradiction avec la Constitution.

Et nous d’ajouter :

En effet, au chapitre 1, section F « De l’Education et de l’Enseignement », nous  y lisons :

 

Article 32

L’Etat garantit le Droit à l’Education. Il veille à la formation physique, intellectuelle, morale, professionnelle, sociale de la Population.

Article 32.1

L’éducation est une charge de l’Etat et des Collectivités Territoriales. Ils doivent mettre l’Ecole gratuitement à la portée de tous,

veiller au niveau de formation des Enseignements des Secteurs Publics et Privés.

 

Vingt ans déjà

Le Ministre a souligné que depuis vingt ans, environ, le niveau de l’enseignement haïtien n’a cessé de se dégrader. Ce qui n’est pas sans conséquences

 pour les Haïtiens au niveau universitaire et dans les universités étrangères. Après un constat assez sévère, le ministre a fait part des initiatives

entreprises pour changer radicalement la situation trouvée à l’Education nationale. D’abord, il faut une bonne gouvernance.

Envoyer des signaux clairs  à tous pour qu’ils sachent que désormais, il y a un capitaine à bord.

Rappeler les normes et procédures que tout un chacun doit suivre impérativement au Ministère.

Ensuite, mettre tout en œuvre pour le renforcement du rôle des Directeurs généraux ; veiller à ce qu’ils soient mieux outillés en moyens pédagogiques,

didactiques et en ressources humaines.

Enfin, entreprendre la restructuration de la population scolaire ;

Redynamiser et procéder à une refondation de l’Inspectorat scolaire. Il y avait 300 inspecteurs au début, à mon arrivée au Ministère, nous dit-il,

maintenant, l’effectif a doublé  et ils sont formés. Par ailleurs, les inspecteurs ont obtenu les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés 

Et tout cela a été fait en une année.

Evidemment, les résultats seront visibles dans le temps, dans cinq ou dix ans, a souligné le Ministre. Toutes les actions doivent contribuer à améliorer

la qualité de l’éducation pour mieux réussir. Pour cela, il met en place un plan de formation continue des maîtres sur cinq ans ainsi qu’une formation

initiale accélérée et pratique pour les enseignantes et enseignants.

Quelles initiatives ?

 Par exemple, le Ministère a procédé à un stage de formation des enseignants pendant les vacances d’été. En deux mois 5 000 enseignants  ont

participe à ce stage de recyclage. Il est indispensable, nous dit le Ministre, que les enseignants soient bien formés. C’est pour cela qu’on a créé

l’EFACAP (Ecoles Fondamentales d’Application et centre d’Appui Pédagogique) Il est prévu d’avoir une trentaine d’écoles d’excellence pour

commencer, une par commune. Chaque école d’excellence pilotera des écoles associées et des écoles satellites. L’objectif à long terme,

c’est d’avoir autant d’écoles d’excellence que de communes, soit 140 écoles. Le slogan du Ministère est : Une école, un pays  Pas question d’avoir

une école pour les riches et une école pour les pauvres. L’ambition du Ministre, c’est que dans 5 ans, tous les enfants puissent aller à l’école.

Le budget du Ministère de l’éducation nationale représente 8 % du budget global, ce qui représente 2,3 % du produit intérieur brut (PIB) du pays.

Ce qui veut dire que le pays n’a pas les moyens financiers de sa politique solaire. La norme mondiale se situe entre 21 % et 25 % des budgets nationaux.

Déficit de cadres et techniciens

Actuellement, tout le système scolaire est en mouvement, à tous les niveaux : pré- scolaire ou petite enfance ; école primaire ; école fondamentale

et l’enseignement secondaire. L’autre volet du travail ministériel est la formation professionnelle et technique qui doit tout naturellement déboucher

sur le marché du travail. Haïti a un manque cruel de techniciens. C’est ainsi que certaines entreprises ont eu recours à des techniciens philippins et

dominicains en nombre à défaut de techniciens haïtiens. Il nous faut inverser la tendance dans le meilleur délai.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur,  il y a beaucoup à dire et à faire. Une loi de cadrage est prête.

Elle sera présentée au parlement bientôt. Il est à souligner qu’un effort particulier sera fait pour faciliter l’accès des jeunes des provinces à

l’enseignement supérieur en relation avec la décentralisation qui est en marche.

Le Ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle veut absolument la rénovation du baccalauréat haïtien qui a 100 ans.

Il s’agit de le moderniser et de le rendre plus efficace. S’adressant à l’assistance, le Ministre a ajouté : Nous avons besoin de l’apport de chacun.

L’éducation pour tous est l’affaire de tous. Vous qui avez brillé à l’étranger, dites-nous comment vous pouvez être utiles au pays et à son système

éducatif ?

Les interventions

Le premier  à prendre la parole est  Monsieur Jean-Claude Valdemar, Président de l’Association des Franco- Haïtiens et Amis d’Haïti (FHAH).

Après avoir souligné les objectifs de la FHAH en Haïti qui sont :

La conduite d’actions du développement  * Démographie  * Formation professionnelle  * Santé * Nutrition * Agriculture.

Monsieur Valdemar en créole  a mis l’accent sur la construction  d’une école  moderne  à Fonds des Nègres dans le département de Nippes de son

 

association  accueillant au moins 700 jeunes dans des conditions assez favorables. Un des problèmes rencontrés, c’est la difficulté d’assurer à chaque

élève un repas normal par jour. Il a insisté sur la relation entre la réussite scolaire et la nutrition des enfants. Il en a profité pour rappeler l’engagement

d’un envoyé du Ministère  lors de l’inauguration de cette école. Il a terminé son intervention en souhaitant deux choses : la participation du Ministère

à la cantine scolaire de cette école toute neuve et l’établissement d’un partenariat avec le l’Education Nationale moyennant la signature d’un protocole

 d’accord.

 Dans la foulée sont intervenus les professeurs en Médecine Louis Gérald Alcindor et Daniel Henri Talleyrand, tous deux membres de la FHAH,

pour corroborer les dires de Monsieur Jean-Claude Waldemar  sur le rôle de la Nutrition dans la réussite scolaire.

Le Ministre Bien- Aimé, reprenant la parole, en a profité pour féliciter et rendre un vibrant hommage public à MonsieurValdemar et à son association.

Ses actions et engagements en faveur des enfants haïtiens sont exemplaires, a dit le Ministre.

Il en a aussi  profité pour reconnaître que la  promesse de son délégué à l’inauguration de la nouvelle école de Fonds des Nègres,

de prendre en charge la cantine scolaire  était une erreur. Son ministère a mis en place  un programme lui permettant d’intervenir au niveau de

cantine scolaire auprès de 150 000 enfants. Il a le projet de passer à 300 000 enfants dans ce domaine.

Mais, le budget de son ministère ne suit pas dans l’immédiat ; le budget de la Nation ne permet pas de marquer des points rapidement dans la

restauration scolaire.

Le Ministre  a souligné également que parmi les 85 %  des écoles privées, seulement 25 % ont une certification de l’Etat.

Il faut qu’il y ait un peu d’ordre dans ce secteur. Son objectif, c’est de parvenir dans trois ans, en 2010, à assainir ce secteur.

Seules  les écoles remplissant les conditions imposées par l’Education Nationales existeront.  

Répondant à d’autres interventions ou questions, le Ministre en a saisi l’occasion  pour rappeler que Haïti compte 2,9 millions d’analphabètes

et qu’il était temps que ce problème soit pris à bras le corps. Dans ce domaine, Haïti va bénéficier d’une méthode cubaine d’alphabétisation

qui permettrait à un adulte d’apprendre à lire et à écrire en deux mois. L’Etat va mettre le paquet pour que Haïti soit libre d’analphabétisme  2015.

Il s’agit d’être exigeant en visant une alphabétisation fonctionnelle pouvant conduire au développement économique, culturel et social d’Haïti.

Des interventions et questions fusaient de toute part, il fallait bien  mettre un terme à cette rencontre afin de se restaurer et permettre

au Ministre de regagner l’UNESCO. Ce fut un moment  convivial assez particulier où des échanges ont pu avoir lieu très librement et cordialement.

Je crois qu’il y aura une suite du fait de l’intérêt manifesté par le ministre à cette occasion et aussi du fait de la mise en place d’un petit groupe

de travail sur l’éducation en conclusion de cette rencontre.

Paul Baron.

 

 

 

 

 

 

***************************************************************************************************************

 

Un samedi bien rempli au restaurant «Le Rond Point des Artistes » à Saint-Denis (93

Par le Dr Antoine Fritz Pierre

 

La seconde assise débuta en fin d’après midi et réunit les membres de l’Association haïtienne des médecins et un de leurs partenaires,

 en l’occurrence l’Association des Franco - Haïtiens et  Amis d’Haïti l’AFAH. On remarquait la présence de M. L’ambassadeur d’Haïti

Lionel  Etienne et M. Pierre Castera, (membre de l’ambassade), des docteurs Bernard (et épouse) qui préside la séance, Alcindor, Caillimite,

Jean-François, Jolivert et Anne-Marie Strabon Lhérisson (ces deux derniers de Marseille), Pierre, Syndic, Talleyrand, et des partenaires,

MM. Valdemar et Abel Descollines (respectivement président et chargé de communication à l’AFAH).Toutes ces éminentes personnalités

allaient tour à tour prendre la parole pour discuter des divers sujets d’un ordre du jour bien chargé. Ces sujets s’égrenaient à travers, par

exemple, des contacts fructueux de l’Association  Franco-haïtienne avec son homologue américano –canadienne en vue d’une plateforme

commune d’intervention en Haïti. Contacts de l’association de France avec M. Jay du service de coopération à la mairie de Nanterre

(Haut – de - Seine) pour la prise en compte de certains projets à appliquer sur le terrain en Haïti. S’agissant des modalités de fonctionnement

 de certains projets sur le terrain, le Dr Talleyrand  rappelait à bon escient celles du projet « Bronzer utile » du Dr Whisly Pierre (absent).

On en vint à discuter aussi de l’organisation des stages pour médecins haïtiens en France  qui présente bien d’écueils et de pièges.

Il faut savoir les contourner  par une prise en main bien stricte des stagiaires. Ceux-ci doivent présenter un cursus bien avancé susceptible

d’éliminer toute tentation de demeurer en France après leur stage. L’autre aspect du volet formation est l’envoi en Haïti même de formateurs

 pour nos jeunes en formation à l’université.

Ce sujet a nécessité l’intervention de plusieurs orateurs comme nos amis Valdemar, et Abel Descollines qui souhaitaient que les choses soient

entreprises avec tout le sérieux requis en évitant les saupoudrages, en allant droit au but après avoir effectué les premiers pas qui comptent.

L’intervention de l’ambassadeur allait consister à attirer l’attention des docteurs et partenaires sur les nouvelles dispositions de la coopération

française qui entend encourager les migrants à s’investir dans leur propre développement, notamment chez eux, à travers le co-développement.

Il soulignait en plus, que des départements d’outre-mer, comme La Guadeloupe sont en train de prendre des initiatives capitales dans leurs

relations avec Haïti et qu’il revient à nous de saisir à bras le corps toutes ces opportunités. En avant toute et tous pour changer les choses

chez nous, s’exclama M. Valdemar, pour conclure.    

                            Et on en arriva à l’intervention du Dr Jolivert, la plus captivante, car il allait  nous révéler, avec une émotion certaine,

            une sorte de course contre la montre qui s’est déroulée du mois d’août au début de novembre dernier entre Haïti et Montpellier.

            Il s’agissait de sauver d’une mort certain et à moyenne échéance une fillette au nom de Nephtalie Ilisse.

            Cette petite fille âgée de sept ans était atteinte d’une volumineuse tumeur cérébelleuse à évolution pénalisante sur le champ visuel,

            le rendement scolaire, provoquant une hypertension intracrânienne avec déjà céphalées, vomissements et troubles de l’équilibre... !

            Le Dr Jolivert qui a découvert le cas en lisant le Nouvelliste sur le Web a déclanché immédiatement un vaste mouvement d’entraide

            entre les deux pays en alertant à Marseille toutes les associations franco-haïtiennes tout en s’informant en Haïti auprès de la famille

            de la petite et des confrères qui se sont occupés d’elle. Et ça a marché et vite dans une complicité de bon aloi entre les médias locaux 

            et régionaux (le journal  La Provence et  la radio Europe 1, qui ont lancé un appel aux dons), Air France  et Aviation sans Frontières

             pour le transport, des personnes privées ainsi que des institutions telles que l’Olympique de Marseille et les associations qui ont fourni

            de l’argent et autres. Un vaste mouvement de solidarité, telle qu’on en  aimerait voir s’épanouir un peu partout autour de nous, a abouti

            à l’arrivée de Nephtalie à Marseille le 3 octobre. Elle fut opérée le 5 octobre par l’équipe de neurochirurgie pédiatrique du Dr Gabriel Lena

            à l’hôpital de la Timone. La tumeur fut extraite, analysée et confirmée être une tumeur bénigne. La gamine quitta l’hôpital dix jours après

            son admission, les examens de contrôle s’étant révélés satisfaisants. Depuis le 5 novembre Nephtalie a regagné, guérie, son pays.

            Bravo et Merci à toute cette chaîne de solidarité agissante en ce beau et sublime engagement pour sauver la vie d’une fillette de chez nous.

                        Avant de terminer cette chronique nous vous signalons rapidement le passage à Paris du 28 octobre au 6 novembre d’une

            délégation de trois maires du département du sud d’Haïti. Il s’agit des maires des communes de Camp-Perrin , de Caniche et

            de Fonds – des - Nègres. Ils étaient venus dans le cadre de la nouvelle politique de co-développement prônée par le nouveau pouvoir

            en France. Ils ont été accueillis par le maire de Chantereine-le-Brou (77), puis reçus, le 30 octobre à l’ambassade d’Haïti à Paris et enfin

             conviés à dîner avec une délégation de la communauté conduite par notre collègue Fleurimond Kerns. Au cours de la réception à

            l’ambassade, nous avions eu l’heureuse occasion de discuter avec M. Castera Elie D’Avezac, descendant de Pierre Elie Davezac,

            « entrepreneur, dit Moreau de Saint - Méry, de l’arrosement de la plaine des Cayes », par l’entremise de son fameux canal du même nom,

            construit sans aucun plan dessiné ; ce canal fonctionne encore de nos jours chez nous dans le Sud.   

 

 

 

*****************************************************************************************************

 

Ø  LES ASSOCIATIONS HAÏTIENNES DE FRANCE MULTIPLIENT LEURS ACTIONS SUR HAÏTI

 

Dans le cadre des initiatives prises par les haïtiens de l’outre-mer pour aider au développement et à la reconstruction d’Haïti,

le CREM, association dirigée par le révérend pasteur Edner Bruno, entreprend actuellement la réalisation de plusieurs projets

dans la localité de " Cocoyé Mingrette". Parmi ses réalisations, l’association a notamment  procédé à la création d’une école

pour pouvoir scolariser les enfants les plus démunis. Selon le secrétaire général, M. Benisson Bruno, l’établissement dispose

de sept classes pour l’instant, les responsables travaillent pour la construction d’une plus grande école dans les prochaines années.

 D’après le secrétaire, les actions du CREM s’étendent également sur d’autres axes notamment dans les domaines sanitaire,

environnemental et infrastructurel.

 

Toutes ces actions n’ont qu’un but selon M. Edner Bruno, aider le pays à sortir dans la misère, car l’éducation est l’une des clés de

 développement d’une nation, argumente-t-il. Les responsables du CREM entendent travailler main dans la main avec l’association

Franco-haïtiens et Amis d’Haïti (FHAH) pour que leurs projets puissent trouver les supports nécessaires. Plusieurs autres rencontres

sont prévus avant la fin de l’année par l’association qui compte renforcer ses relations avec la FHAH. Le président de Franco-Haïtiens

et Amis d’Haïti, M. Jean-Claude Valdemar, a, pour sa part, encouragé les responsables de l’association et leur a apporté tout son

soutien. Le pays a besoin de nous, le pays a besoin des hommes et des femmes qui prennent des initiatives ayant pour objectif d’améliorer

la situation de ses enfants, a-t-il conclut.

 

Joselito Laurent

 

***********************************************************************************************************

Ø    Le« Forum Permanent des Haïtiens de la diaspora » s’articule autour d’une préoccupation majeure.

A l’heure où Haïti vit des moments difficiles en raison notamment de sa situation socio-économique, et à l’heure également où des appels

sont lancés de toutes parts en direction des Haïtiens vivant à l’étranger et à la Communauté internationale, les pistes de solution aux problèmes

auxquels est confronté Haïti semblent de moins en moins évidentes. Que faire ? Que comprendre ? Quels postulats établir ?

Quels programmes mettre en oeuvre ? Quelles ressources compétences mobiliser ? Quels acteurs nationaux et/ou internationaux semblent être

 à la hauteur de la situation ?  Autant de questions et bien d’autres que des citoyens haïtiens et étrangers fortement concernés par les problèmes

d’Haïti se posent. D’où la raison d’être du « Forum Permanent des Haïtiens de la Diaspora ». Ce projet qui a un objectif pour le moins

ambitieux : sensibiliser la Communauté internationale et les Haïtiens à l’importance des enjeux actuels en Haïti et constituer formellement un groupe

de pression suffisamment puissant pour influer sur les décisions à prendre dans le cadre d’un projet de (re)construction nationale.

Coup d’oeil transversal sur l’importance socio-économique et politique de la diaspora

La diaspora haïtienne participe à la survie de son pays d’origine.  Elle injecte, par ses transferts d’argent, la plus importante source de devise

dans l’économie nationale. Elle apporte, sporadiquement, son soutien au processus « démocratique en cours ». A diverses occasions, elle

s’est présentée comme une véritable société civile à l’étranger, alors que celle de l’intérieur ne pouvait pas jouer pleinement son rôle.

Ce fut le cas entre 1991-1994 et récemment encore. Elle a organisé des manifestations politico culturelles dans leurs pays d’accueil pour attirer

 l’attention du monde international sur la situation socio-économique et politique du pays. Elle aide à la création de centres de santé,

d’établissements scolaires et bien d’autres projets…  Mais, elle pourrait apporter une aide beaucoup plus conséquente et plus efficace,

si elle était organisée et avait une vision d’ensemble du pays. Elle pourrait définir des projets économiques, culturels et sociaux pour Haïti

et veiller à leurs exécutions, si elle disposait de données sur la réalité intérieure. Elle est riche dans sa composition, elle comprend notamment

des étudiants – il faut souligner que ceux-ci sont plus nombreux à effectuer un troisième cycle à l’étranger qu’en Haïti-, des travailleurs,

des femmes et des hommes d’affaires. Il semble urgent de mettre ces énergies en contact (les recherches des étudiants en relation avec les

 moyens économiques) pour trouver des idées, des perspectives et dégager des moyens. Là est l’objectif du Forum.

Le  «  Forum Permanent » privilégie à tous les niveaux des réflexions sur Haïti et ses préoccupations politiques, sociales, économiques et

culturelles.

 

Entre autres, le « Forum Permanent » a pour objectif de tirer les leçons du passé et de comprendre le rôle que peut jouer une diaspora

dynamique dans le devenir de Haïti avec le concours de la Communauté internationale, particulièrement les pays amis ( France, Etats-Unis, Canada…) !

Le Forum couvre l’ensemble de la diaspora haïtienne dans le monde. 

                                                                                                                           

     

أهلاً وسهلاً     Bemvindo

**************************************************************************************

Ø    Rubrique d’actualité européenne de radio Galaxie « Bonjour l’Europe »

 

L’Union Européenne préoccupée par la vulnérabilité des pays en voie de développement en matière du réchauffement de la planète.

 

Par Abel DESCOLLINES

 

 

La Communion Européenne organise pour la deuxième année consécutive’ les Journées Européennes du Développement.

Cette année, les intervenants débâteront notamment sur des questions ayant rapports au système climatique à l’échelle internationale.

 

Selon la Commission, pour l’année 2007, les Journées Européennes du Développement s’adresseront aux pays les moins

responsables du réchauffement de la planète mais les plus affectés par celui-ci et également au 27 pays membres de l’Union,

qui, en luttant ensemble contre le changement climatique, mèneront une action importante en faveur des pays en développement

et pour leur propre avenir.

 

Il s’agira de dégager, au travers des forums de discussions, des éléments de réflexions susceptibles de sensibiliser les

opinions publiques sur des questions climatiques et du développement. « Climat et Développement : quels changements » ?

Tel est le thème retenu pour l’occasion.

 

Les Journées Européennes du développement se tiendront cette année du 7 au 9 novembre 2007 à l’occasion de la Foire i

nternationale de Lisbonne au Portugal. 

 

Outre la participation des 27 pays membres de l’Union, les ‘Journées Européennes du développement’ seront également

l’occasion pour des intervenants des pays en voie de développement d’exposer les difficultés auxquelles font face leur pays

en matière du réchauffement de la planète.

 

Il s’agira, entre autres, des représentants d’organisations de la société civile, des experts sur des questions environnementales,

mais surtout des représentants des pouvoir publics.

 

Ian BARBER, chef d’Unité de Communication de la Commission Européenne(SON)

 

Selon la Commission Européenne, la participation des pays de l’Amérique Latine et des Caraïbes devrait se limiter qu’à

quelques représentants d’Organisations non gouvernementale. L’absence des dirigeants politiques Latino-américains à ses

Journées Européennes du Développement  s’explique en raison du Sommet Ibéro-américain qui se tient à la même date à

Bueno aires en Argentine, a-t-on expliqué.

 

Quoique Haïti n’est pas officiellement invité à ces « Journées Européennes du développement », les responsables

européens promettent de se pencher sur la vulnérabilité du pays en matière environnementale. (  )  chargé

au sein de la Commission Européenne de la coopération entre l’Europe et les pays ACP entend sensibiliser les bailleurs

 internationaux présents dans le pays à s’intéresser davantage aux questions environnementales.

 

Ces derniers temps, le télévisions européennes ont diffusés des informations montrant les dégâts causés par des inondations

Cet appel est lancé au moment où Haïti fait   quNotons également qu’aucun intervenant officiel haïtien n’est annoncé à cette occasion.

 

 La Commission Européenne a déjà alloué pour la seule année 2007 environ 24, 5 millions d’euros au titre de l’aide financières

en faveur des victimes des catastrophes naturelles à travers plusieurs pays en voie de développement.

 

 

**************************************************************************************

Ø    RAPPORT DE ASSEMBLEE GENERALE DE L’FHAH DU SAMEDI 1 NOVEMBRE 2007

 

FHAH          Association  Franco-Haïtiens et Amis d'Haïti

 

Monsieur Jean-Claude VALDEMAR                                                                                    

Président de  l’FHAH

Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti

4 square Bassompierre

92290 CHATENAY-MALABRY

Tel : 06.19.36.12.33

Email :  jcvaldemar@aol.com                                                                              

 

  

 

Le samedi 10 Novembre 2007, à 18 heures, s’est tenue au 18 rue Boinod à Paris 18ème, l’assemblée générale de l’association F.H.A.H.

 

L’ensemble des membres du bureau était présent, dont la liste suit :

 

Président :                               Jean Claude VALDEMAR

Vice président :                        Rose Marie JEUNE

Secrétaire :                              Georges TICKES

Trésorier   :                              Jean François WILNER                     

Image photo vidéo :                 Christian MBAMU

Délégué général :                     Simon  SIMONIS

Délégué régional :                    Jean DORVAL ANIKEL

Délégué départemental :           Jean Julien LUVAINQUEUR

 

 

La présence de près de 80 personnes nous a prouvés que l’association F.H.A.H commence à être connue dans la diaspora.

 

La séance a débuté par un rappel du président sur la nécessité de regrouper les différentes composantes de la diaspora et,

pour ce faire, de créer une grande association afin que la communauté Haïtienne de France soit enfin reconnue comme une composante

 responsable et impliquée dans la vie associative en France et en Haïti.

 

L’ordre du jour a fait l’objet d’une légère modification dans l’ordre de présentation des sujets, cependant, hormis le rapport du trésorier

qui n’a pu être présenté, l’ensemble des points inscrits sur la convocation a été développé comme suit :

 

           A-   Programme de nutrition sur Haïti                           Alcindor LOUIS-GERALD

 

           B-   Programme sur l’école pour Gressier                     SIMONIS /  Jean-Claude VALDEMAR

 

           C-   Rapport sur les relations communication                Abel DECOLINE 

 

           D-  Rapport du délégué auprès de la  jeunesse              THOBY-VIL

 

           E-   Rapport du délégué national                                    Docteur ARNOUSSE    

 

 

 

 

 

Nous ne reprendrons pas dans ce compte rendu le contenu de ces sujets, dans la mesure où ils ont déjà fait l’objet d’une notice d’explication

 sur le site internet de l’association F.H.A.H.

 

Le pasteur Edner a pris la parole afin de nous faire part de son projet d’école pour Cocoyer.

 

Suite à la présentation de ces différents projets, nous avons présenté Maître Guénin,  Avocat,  qui a fait part à l’assemblée de son désir de

rejoindre notre association et de se mettre au service de nos compatriotes qui rencontreraient des difficultés d’ordre divers.

 

Plusieurs jeunes Haïtiens présents ont pris la parole afin de faire part de leur satisfaction d’avoir une association qui leur ouvre ses portes,

afin qu’ils puissent s’exprimer et participer à aider leur pays.

 

Il a été rappelé à cette occasion que l’adhésion de la communauté Haïtienne et amie d’Haïti à l’F.H.A.H, était une condition préalable à toute

démarche engageant l’association ou l’un de ses membres.

 

La  suite de la réunion a permis aux personnes présentes dans la salle de poser des questions diverses, mais toujours en relation avec les objectifs

de l’F.H.A.H.

 

A la fin des échanges, il a été rappelé que l’association doit s’affirmer auprès des autorités Françaises, afin de permettre à la communauté Haïtienne

 et amis d’Haïti de pouvoir obtenir la reconnaissance de ces autorités. 

 

Enfin, Jean-Claude VALDEMAR a rappelé que l’association devait prendre part au téléthon qui doit avoir lieu à Châtenay-Malabry le 8 décembre

prochain.

 

 

 

La réunion se termine vers 20 heures.

 

**************************************************************************************

Ø    L’Europe favorable à un « emprunt mondial » en faveur des pays en voie de développement

pour faire face au réchauffement de la planète

 

Par Abel DESCOLLINES

 

 

 

A l’heure où plusieurs pays d’Amérique Latine et des Caraïbes font face à de violentes inondations en raison notamment de catastrophes

naturelles, le Commissaire européen en charge du développement a appelé les pays riches à un « emprunt mondial » en faveur des pays

les plus vulnérables face au réchauffement de la planète.

 

Le Commissaire Louis Michel a fait cette proposition compte tenu de l’évolution et de l’aggravation de la situation climatique à l’échelle

planétaire.

 

La proposition du Commissaire européen au développement intervient alors que le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution

du climat (GIEC) vient de présenter au Secrétaire Général des Nations Unies un rapport alarmant sur le réchauffement de la planète.

 

Dans ce rapport, les experts mettent en garde sur les conséquences du changement climatique qui risque d’être « soudain et irréversible »

 

Entre autres conséquences concernant l’évolution de la situation climatique, les scientifiques estiment que la température terrestre augmentera

en moyenne de 1,4°C à 5,8°C avant la fin du XXIe siècle, avec de véritables évolutions selon les régions.

 

Ces évolutions, indique-t-on, constituent une menace pour les pays ayant de faibles capacités d’adaptation.

 

En l’occurrence, l’Europe semble vouloir être à l’avant-garde de cette préoccupation en vue d’éviter au maximum les désastres humanitaires

auxquels font face la plupart des pays en voie de développement.

 

Réunis à Lisbonne au début du mois de novembre 2007 dans le cadre des « Journées Européennes du Développement », les 27 pays

membres de l’Union Européenne avaient préconisé l’engagement à tous les niveaux des acteurs publics/privés face aux menaces que représente

le réchauffement climatique. 

 

A cette occasion, les dirigeants européens avaient invités de nombreux représentants de gouvernements étrangers et d’organisations non

gouvernementales, dont l’ancien Secrétaire général de l’ONU, M Kofi Annan.

 

« Un emprunt mondial financé par les pays les plus riches est indispensable pour agir face au problème de long terme du changement climatique »

 avait lancé Louis Michel à l’occasion de la rencontre de Lisbonne au Portugal.

 

Selon M. Michel, en absence de décision politique forte avec des résultats immédiats, on se trouverait dans 15 ans dans la même situation face

aux menaces que constitue le réchauffement de la planète.

 

Rappelons que ces derniers temps, des catastrophes naturelles dues malheureusement à l’évolution des conditions climatiques ont provoqué des

 dégâts considérables à dans plusieurs pays en voie de développement.

 

Ce fut notamment le cas pour des pays comme Haïti et la République Dominicaine dans les Caraïbes après le passage de l’ouragan Noël.

Et plus récemment encore le Bangladesh, où le bilan provisoire des victimes du cyclone Sidr s’élèverait à environ 10 000 morts. 

 

Au niveau de la Caraïbe, bien qu’ils représentent en majorité des pays à l’économie relativement faible, les Etats de la région tentent de s’organiser

pour mieux répondre aux conséquences néfastes dues au réchauffement de la planète.

 

Quant à l’Union Européenne qui dit avoir déjà alloué 24,5 millions d’euros aux victimes des catastrophes  naturelles depuis le mois

de juillet 2007,elle s’apprête à relancer sa proposition en faveur d’un « emprunt mondial » pour les pays pauvres lors de la réunion de Bali début

décembre 2007 sur les changements climatiques.

 

 

 

***********************************************************************************************

 

 

Ø  Lettre de M.Claude GUEANT

     

                                  Paris, le 22 octobre 2007

 

Le sécrétaire Général  de la                                   
Présidence de la République
 

 

M. le président,
                       

               Vous avez bien voulu m'adresser par courrier du 15 septembre dernier, un exemplaire du DVD réalisé par votre association

les << Franco- haïtiens et Amis d'Haïti>> en faveur de l'élection à la présidence de la République de Monsieur Nicolas SARKOZY.

je vous en remercie. Soyez assuré que le chef de l'Etat a bien été informé de cette initiative.

               Concernant la demande d'audience que vous avez sollicitée, j'ai demandé à Monsieur Olivier BIANCARELLI, conseilller chargé

 de l'outre-mer au sein du cabinet du président de la République, de vous recevoir. Si vous en êtes d'accord, je vous propose de prendre

contact avec l'attaché de son secrétariat afin de convenir d'une date de rendez vous.

 

                 je vous prie de croire , Monsieur le Président, à l'expression de mes salutations distinguées.

 

          

                                                                                                    Monsieur Claude GUEANT
 

 

 

 

 

***************************************************************************************

Ø Un rencontre de l'FHAH

 

Le 02 octobre 2007 étaient présents à la Brasserie de l' Assommoir à l'avenue Daumesnil à Paris :

M. Français JAY, Directeur Général de Coopération 92 de Nanterre.

Melle Hana Lakdar- Ghazal du bureau de M. JAY.

M. Jean Claude VALDEMAR

Docteur ALCINDOR

Docteur BERNARD,

Docteur TALLEYRANT

Docteur PIERRE.

M. Wilner JEAN FRANCOIS

 

Cette réunion avait pour but d'exposer à M. JAY les problèmes que nous rencontrons et de discuter des perspectives de coopération,

dans le cadre d'une politique de co- développement.

 M. VALDEMAR  présenta chaque membre.

 Le Dr ALCINDOR  fut le premier à prendre la parole. Il  expliqua, avec plusieurs exemples à l'appui l'attachement inébranlable

des Haïtiens à la francophonie.

Cet attachement est très important pour  le département des Hauts de Seine d'après M. JAY. IL insiste sur les merveilleuses dispositions

des uns et des autres pour instaurer et promouvoir une pratique du co-développement à travers de projets certes conçus ensemble,mais financés

par le département des Hauts de Seine.

C'est une façon très bénéfique d'aider les pays intéressés à se prendre en charge localement,de permettrent aux forces vives de ces pays de s'unir

pour résoudre leurs problèmes.

M. JAY développa  en donnant des exemples tirés dans maints domaines dont la médecine ( sida et plusieurs autres maladies chroniques...)

Le Dr Bernarden profita pour intervenir et déplorer un problème récurrent chez nous : c'est l'abandon systématique et inexpliqué de

tous les anciens projets qui fonctionnaient pourtant bien avec une main-d'oeuvre haïtienne conséquente et compétente. Ce qui entraîne

la régression progressive des villes qui abritaient ces projets.

Il cita l'exemple de Paillan qui fut une ville florissante à l'époque où les Américains y exploitaient la bauxite.

Il aimerait reprendre les choses en mains  pour redynamiser les anciennes infrastructures de santé, d'électricité et d'hydrologie, etc...

Nos compatriotes des provinces attendrent que, parmi nous, toutes les bonnes volontés qui disposent de moyens ,viennent s'investir ou investir

dans tous les domaines avec de nouveaux projets pour redonner leurs lustres d'antan, à toutes ces villes moribondes qui disposent pourtant et

toujours de ressources évidentes qui se gaspillent ou s'étiolent.

Ce point de vue est partagé par  le Dr Alcindor qui salue l'initiative de M. VALDEMAR  pour  la création de l'association  FHAH  qui  favorise une

prise de conscience chez les jeunes franco haïtiens.

Un peu plus tard,le Dr Alcindor revint sur les conditions épidémiologiques qui, en Haïti font le lit au développement d'affections chroniques.

Exemples: le mauvais terrain nutritionnel ou la malnutrition qui empêche la cicatrisation des plaies ou favorise l'apparition d'autres dommages

du derme ou de l'épiderme. Ce mauvais terrain conduit au diabète ou à d'autres infections oculaires ... etc.

Le Dr Talleyrand rappela que le Dr Alcindor est à l'origine de la découverte d'un médicament cicatrisant très efficace dans le pays et lui pria

de donner d'avantages de détails sur sa découverte.

Mais assez curieusement la pommade du Dr Alcindor, tout au moins le brevet de sa découverte n'a pas trouvé de preneur en Haïti. Situation

paradoxale,s'il en est, qui conduit à rappeler la véracité déconcertante de l'adage : nul n'est prophète en son pays !

Le Dr Talleyrand qui vint enfin à expliquer d'autres paradoxes curieux en matière de comportement nutritionnel et il en citait un qu'il a vécu au

Congo à Lubumbashi où il travaillait, les habitants adultes étaient très réticents sinon hostiles à la consommation du soja ( lait) qui a été pourtant

accepté sans problème par les enfants.

Et pour finir, le Dr Talleyrand qui revient d'une importante mission en Haïti insiste auprès de M. JAY  pour qu'il nous présente un médecin.

Initiative que M. JAY acceptait avec plaisir .

Ce fut sur ce plaisir partagé par tous que se termina notre rencontre.

 

 

 

 ***************************************************************************************

Ø    Lettre de remerciement au  Maire de Villeneuve-La-Garenne

M. Alain Bernard. BOULANGER 1er vice président du conseil général

des Hauts de Seines et maire de Villeneuve La Garenne.

 

                                                                                                                        Chatenay, le 15 octobre 2007

 

                                                                                                                        Monsieur Alain Bernard. BOULANGER

                                                                                                                        Maire de Villeneuve-La-Garenne.

 

 

Monsieur le Maire

 

               Je voudrais vous faire part de mes remerciements les plus sincères pour l’entretien que vous

m’avez accordé le  mardi 9 octobre dernier dans votre bureau à la Mairie de Villeneuve-La-Garenne.

Sachez que, Monsieur le Maire, cet acte m’a profondément touché.

 

Cette rencontre a été l’occasion pour nous, moi et mon collègue Joselito Laurent, de voir l’importance

et le soutien que vous accordez aux projets de développement concernant Haïti.

Elle nous a permis également de mesurer l’intérêt particulier que vous accordez à nos actions militantes

et associatives. Je ne pouvais cacher la grande satisfaction qui a découlé de cette rencontre.

Je vous informe que d’ores et déjà moi et mes collaborateurs somme entièrement à votre disposition.

Nous espérons qu’à l’avenir  se tiendront d’autres rencontres de ce genre.

 

Vous remerciant déjà de l’examen attentif que vous voudrez bien accorder à nos demandes, je vous prie

d’agréer, Monsieur le Maire, mes salutations les meilleures.

 

 

 

Jean-Claude Valdemar

Président des comités de soutien

Président de la FHAH

 

           

 

 

 

 

 

 

 

**************************************************************************************

 

 

Ø   Lettre au Maire de Nogent sur Marne

 

                                                                                                                                     Chatenay, le 15 octobre 2007

                                                                                                                                     Monsieur jacques J.P. Martin

                                                                                                                                     Maire de Nogent-sur-Marne

                                                                                                                                     Square d’Estienne d’Orvres

                                                                                                                                     94130 Nogent-sur-Marne

 

Monsieur le Maire

 

 

Je me permets de vous écrire afin de vous faire prendre connaissance de l’existence de

l’association dont je suis le président et les initiatives  prises  par celle-ci.  L’association

dénommée « Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti » FHAH a  pour objectif de  réaliser  des

projets de développement sur Haïti et l’intégration totale des haïtiens dans la vie politique,

économique et sociale de la France. Ainsi, les initiateurs ont déjà pris contact avec plusieurs

mairies en Ile-de-France et en province et des  personnalités de la  vie politique française,

leurs réponses nous ont été très favorable et parmi ceux-là figurent, entre autres,

M. Georges Siffredy, Maire de Chatenay Malabry, d’où est hébergé notre association,

M. Patrick Devedjian, Porte parole de l’UMP et Député des Hauts-de-Seine, M Yves Geco,

Député Maire de Montereau en Seine et Marne et porte parole de la majorité présidentielle,

M. François Jay, Directeur général de Coopération 92, M Alain Bernard Chevalier,

Maire de Villeneuve-La-Garenne et Vice-président du Conseil Général des Hauts-de-Seine,

pour ne citer que ceux-ci. On aimerait, Monsieur le Maire, vous compter parmi les grands amis

d’Haïti, ainsi, on vous demande, par le biais de votre cabinet, de nous fixer une rencontre afin de

vous présenter de manière détaillée les projets de l’association, et pourquoi pas, proposer un

jumelage entre Nogent et une ville d’Haïti.

 

L’un des principaux objectifs de l’association est de participer dans la vie politique active de la France,

je vous informe que je suis également le président des comités de soutien des franco-haïtiens au sein

de l’UMP et on était plusieurs dizaines de milliers à voter pour le président Nicolas Sarkozy et la

mobilisation s’était poursuivie lors des législatives de l’été dernier. Un reportage, dont on vous envoie

le DVD, a été préparé en ce sens par nos journalistes. Actuellement, nos militants commencent à préparer

le terrain pour les municipales de mars 2008, je tiens à vous informer que mes collaborateurs et moi-même

sommes à votre disposition. Vous pouvez aussi prendre contact avec notre délégué pour la commune

de Nogent, M. Joselito Laurent, Journaliste et l’un des responsables de presse de l’association pour nous

fixer un rendez-vous.

 

Dans l’attente de vous rencontrer sous peu, nous vous prions  de recevoir, Monsieur le Maire, nos salutations les plus sincères.

 

 

M. Jean-Claude Valdemar

Président des comités de soutien

Président de la FHAH

 

 

****************************************************************************************

 

Ø  Le Maire de Villeneuve-La-Garenne  en course pour un second mandat

 

    L’actuel chef de la municipalité de Villeneuve-La-Garenne, M. A. Bernard BOULANGER,

est confiant de sa réélection à la tête de la municipalité. Selon lui La ville a connu un

changement radical tout au long de sa gestion. Plusieurs réalisations ont vu le jour

notamment une augmentation de près de 50% de l’emploi, une politique très

soutenue de logements sociaux en faveur des habitants de la ville ainsi que la création

de centres socio-éducatifs et sportifs pour les jeunes et les différentes associations

de la ville. Le maire a indiqué que plusieurs dizaines de projets sont actuellement en

cours de réalisation pour un montant dépassant un milliard d’euros. Ces projets

concernent tous les domaines : urbanisme, emploi, logement, sécurité, technologie, etc.

Parmi ces réalisations, un grand centre commercial qui s’étendra sur une superficie

de 81 000 m2 carré, il sera l’un des plus grand de France. Selon lui, plusieurs projets

verront le jour dans les prochaines années et seront très porteurs pour les habitants et

la commune. M. BOULANGERr entend faire de sa commune une référence en matière

 de développement et d’innovations.

 Il  se dit être un homme local et ne vise pas d’autres fonctions, car dit-il, il aime la

proximité avec la population. D’après lui, Villeneuve-La-Garenne doit devenir une

ville où ses habitants seront fiers de vivre. Le Maire se dit prêt à briguer un second

mandat pour pouvoir achever les projets qui, selon lui, vont transformer le quotidien

 de ses habitants. M. A.B. BOULANGER a relaté les relations cordiales entre lui et le

président de la république, M Nicolas Sarkozy, il a souligné la longue amitié qui le

 lie avec le chef de l’état depuis plusieurs décennies. Il entend suivre l’exemple de

M. Nicolas Sarkozy qui a soutenu et financé plusieurs projets de développement sur

Haïti, notamment dans la commune de Fonds-des-Nègres.

 

M. BOULANGER, également premier vice président du conseil général des Hauts de Seine, encourage

 les démarches entreprises par les Franco-haïtiens par le Biais de l’association

Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti et  se dit prêt à soutenir toutes les initiatives en faveur

du développement d’Haïti. Il s’est montré très préoccupé par la situation en Haïti.

Le premier citoyen de la ville déplore les déboires qu’a connues Haïti au cours de ces

 vingt dernières années et estime que tous ces problèmes ne font que plonger le pays

davantage dans la misère. Il relate aussi l’amitié d’Haïti et de la France qui malgré

certaines difficultés, reconnaît-il, reste toujours cordiale. Lors de sa rencontre

avec le Président de l’association « Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti », M. Jean-Claude Valdemar,

le maire a souligné combien il était important de prendre des initiatives ayant pour objectif la

reconstruction d’Haïti.

Sur un possible jumelage entre sa ville et une ville d’Haïti (la région de Fonds-des-Nègres),

le Maire se dit favorable à une telle démarche moyennant la mobilisation des habitants de cette

ville dans sa municipalité. Le président de l’FHAH, M. Jean-Claude Valdemar, a fait part du

soutien inconditionnel de l’association aux côtés du Maire. Les deux hommes se sont

réciproquement félicités et souhaitent que les projets se réaliseront des deux côtés.

 

Par  Joselito Laurent

 

 

 

 

 

Ø Municipales de 2008 : le Maire de Villeneuve-La-Garenne  en course pour un second

mandat

 

        L’actuel chef de la municipalité de Villeneuve-La-Garenne, M. A. Bernard Boulanger,

 est confiant de sa réélection à la tête de la municipalité. Selon lui, la ville a connu un changement

 radical tout au long de sa gestion. Plusieurs réalisations ont vu le jour notamment une augmentation

de près de 50% de l’emploi, une politique très soutenue de logements sociaux en faveur des habitants

de la ville ainsi que la création de centres socio-éducatifs et sportifs pour les jeunes et les différentes

associations de la ville. Le maire a indiqué que plusieurs dizaines de projets sont actuellement en cours

de réalisation pour un montant dépassant un milliard d’euros.

Ces projets concernent tous les domaines : urbanisme, emploi, logement, sécurité, technologie, etc.

Parmi ces réalisations, un grand centre commercial qui s’étendra sur une superficie de 81 000 m2 carré,

 il sera l’un des plus grand de France. Il a fait savoir que plusieurs autres projets verront le jour dans les

prochaines années et seront très porteurs pour les habitants et la commune. M. Boulanger entend faire de

 sa commune une référence en matière de développement et d’innovations. Il  se dit être un homme local

et ne vise pas d’autres fonctions, car, dit-il, il aime la proximité avec la population.

D’après lui, Villeneuve-La-Garenne doit devenir une ville où ses habitants seront fiers de vivre.

Le Maire se dit prêt à briguer un second mandat pour pouvoir achever les projets qui, selon lui, vont

transformer le quotidien de ses habitants. Le chef de la municipalité a relaté les relations cordiales entre

lui et le président de la république, M Nicolas Sarkozy, il a souligné la longue amitié qui le lie avec le chef

de l’état depuis plusieurs décennies.

Il entend suivre l’exemple de M. Nicolas Sarkozy qui a soutenu et financé plusieurs projets de développement

sur Haïti, notamment dans la commune de Fonds-des-Nègres.

 

M. Boulanger, également vice président du conseil général des Hauts de Seine, encourage les démarches entreprises

par les Franco-haïtiens par le biais de l’association Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti et se dit prêt à soutenir toutes les

 initiatives en faveur du développement d’Haïti. Il s’est montré très préoccupé par la situation en Haïti.

Le premier citoyen de la ville déplore les déboires qu’a connues Haïti au cours de ces vingt dernières années et estime

que tous ces problèmes ne font que plonger le pays davantage dans la misère. Il relate aussi l’amitié d’Haïti et de la

France qui malgré certaines difficultés, reconnaît-il, reste toujours cordiale. Lors de sa rencontre avec le Président de

l’association « Franco-Haïtiens et Amis d’Haïti », M. Jean-Claude Valdemar, le maire a souligné combien il était important

 de prendre des initiatives ayant pour objectif la reconstruction d’Haïti.

 

Sur un possible jumelage entre sa ville et une ville d’Haïti (la région de Fonds-des-Nègres), le Maire se dit favorable à une

telle démarche moyennant la mobilisation des habitants de cette ville dans sa municipalité.

Le président de l’FHAH, M. Jean-Claude Valdemar, a fait part du soutien inconditionnel de l’association aux côtés du Maire.

Les deux hommes se sont réciproquement félicités et souhaitent que les projets se réaliseront des deux côtés.

 

 

 

Par  Joselito Laurent

 

 

**************************************************************************************

 

 

 

 

 

Ø Compte rendu de la réunion qui à eu lieu le 8 Septembre 2007  dans les locaux du restaurant

                                                     « Le rond point des artistes ».

 

Tous les points à l’ordre du jour ont été examinés, excepté le point sur la comptabilité de l’association, dans la mesure

où cette dernière  ne fonctionne que depuis Juin. Un premier bilan sera effectué lors de la prochaine assemblée générale;

à savoir cependant que nous avons plus de 150 membres à jour de leur cotisation.

Tous les membres présents ont été invités à régler leurs cotisations qui s’élèvent à ce jour à 20 Euros.

 

Le premier point à permit aux personnes conviées à se présenter ; étaient présents à cette réunion :

 

Dorval jean; Simonis Jean Simon ; Cenot Marie Elsie ; Descollines Abel ; Gessie Michel ; Fleurimon ; Tickes Georges ;

Alcindor Louis Gérald ; Jean-françois wilnes ; Moise Henri ; Josélito Laurent ; Antoine f  Pierre ; Livincoeur Jean Julien ;

Emilien Chrisner ; Simonis Marie Yvette ; Bonet  Joacin ; Talleyrand Daniel ; Pasteur Dieuseul Lalanne ; Vil Thoby ;

 

La parole est prise par Georges TICKES secrétaire général, afin de retracer l’historique de l’association FHAH, ainsi que

 les grandes orientations de cette dernière, orientations qui seront développées plus loin.

Il a été souligné que le gouvernement français, souhaite continuer, voir augmenter l’aide aux pays en voie de développement

dont Haïti fait parti, et ce dans plusieurs domaines qui sont l’éducation, la santé, la création d’infrastructures  touristiques,

redynamiser les secteurs de la sous-traitance.

Forte de ces constatations, mais aussi du fait que le gouvernement Français est prêt à aider financièrement les étrangers

à « rester chez eux en vivant mieux », et ce par des aides directes sur les lieux où ils habitent, l’association va donc tenir

 compte de ces paramètres, pour mettre en place en France et en Haïti, différents projets ; Projets qui seront repris plus tard ,

 après la prise de parole des membres fondateurs.

 

La parole est donnée à Jean-Claude VALDEMAR, président de l’FHAH, afin qu’il nous expose les différentes démarches

auxquelles il s’est livré depuis la création de l’association.

Monsieur Valdemar, nous rappelle que l’ensemble des démarches, a eu lieu sur le département des Hauts de Seine, sachant

pour mémoire, que ce département a par le passé, déjà participé sur plusieurs projets dont « école, électrification, etc. ».

Monsieur Valdemar, entretenant avec les représentants du Conseil Général des Hauts-de-Seine, des relations autres

qu’associatives, permet de par ce lien, d’offrir à l’association FHAH, et par voie de conséquence à la communauté Haïtiennes

qui nous rejoint dans l’association, de bénéficier de l’écoute des autorités en place, et ce jusqu’au plus au niveau de l’état Français.

Déjà, plusieurs rencontres ont eu lieux entre le président de l’association accompagné de Monsieur Louis Gerald ALCINDOR

conseillé de l’association, avec des instances telles que le ministère de l’Agriculture, de la Coopération décentralisée,des

 représentants du département des Hauts-de Seines, Maires de communes du dit département.

Le président continu sur les actions mises en place pour la France.

Des délégués ont été désignés dans plusieurs régions, et ce afin de permettre à l’association d’être au plus près des divers  courants

de la communauté Haïtienne de France, ainsi que des amis d’Haïti.

Plusieurs secteurs ont été répertoriés, « la jeunesse, les associations sportives, les divers courant de l’église haïtienne, les intellectuelles,

les professionnelles, la liste n’étant pas exhaustive à ce stade de la réunion.

La  jeunesse sera au centre de nos principales actions :  créations de groupes sportifs, formation vers des métiers divers,

formateurs de main d’œuvre spécialisée, le tourisme, bâtiment, service, santé, ainsi que tout ce qui pourra à court ou à long terme, servir

en France, mais aussi en Haïti, pour ceux de ces jeunes qui désireront se mettre au service de leurs compatriotes en Haïti.

 

Les travaux de cette journée, on été interrompus vers 12 heures, afin de se restaurer ;

L’ensemble des personnes présentes, ont pu apprécier la gastronomie proposée par

 

                                                 « Le rond point des artistes »

                                                   

Ce nouveau restaurant qui propose une cuisine Haïtienne riche en couleurs et en saveurs, a tenu tous ses engagements, il est à signaler

‘ce qui est rare’, que les assiettes étaient BIEN remplies, et que c’est le ventre  rempli que nous avons repris la réunion vers 15 heures

 

                                       ________________________________________

 

A ce stade le secrétaire reprend la parole afin de permettre aux personnes de l’assemblée qui ont proposé à l’association des projets

conformes aux l’intérêts de la communauté Haïtienne de France ou d’Haïti de pouvoir présenter leur projet, et argumenter sur la façon

dont ils souhaiterais voir leur projet conduit.

 

Le premier de ces projets nous est proposé par le Docteur Louis-Gerald ALCINDOR, qui consiste à lutter contre la malnutrition des

enfants d’Haïti.

Le projet ne sera pas repris dans ce compte rendu, un document technique va être remis à l’association, soumis aux membres qui  lors

de réunions spécifiques devront travailler afin de permettre la réalisation du dit projet. « Nous attendons le projet écrit »

 

La parole est donner à Jean-Simon SIMONIS, pour un projet de puits sur la commune de Gressier, la aussi, l’association de Gressier

n’ayant pu nous apporter un dossier sur ce chantier spécifique, le sujet est remis à une prochaine réunion :

 « Nous attendons le projet écrit »

 

Le docteur Daniel TALLEYRAND demande la parole, afin de soulever ‘ la problématique’ constante du suivi des projets au sein de

la communauté Haïtienne, et argumente sur la nécessité de définir les projets soumis, à leurs examens au cour de réunion, afin que ces

derniers s’adaptent, et réponde au mieux à la demande en France comme en Haïti.

Un rappel de quelques principes est effectué par le docteur D. TALLEYRAND, il est demandé à ce stade, que Daniel nous propose

un  support écrit sur ces fils conducteurs, afin que l’association FHAH puisse en tenir compte lors de ces diverses actions dans le cadres

de la construction de projet ;                             

                                                              « Nous attendons les propositions écrites »

 

Notre ami Antoine-Fritz PIERRE nous rappelle à ce moment de la réunion, qu’il possède une grande bibliographie sur le développement,

et que selon la pertinence de tel ou tel sujet, il peut se mettre au service de l’association ou de tout membre qui solliciterait  ses services.

 

Plusieurs personnes de l’assemblée expliquent  tour à tour les multiples façons de travailler sur Haïti, et ce dans divers secteurs, à noter la

recherche de solutions pour  la réfection des toits en tuiles de terre, l’élevage de lapins,le reboisement, la formation de jeunes informaticiens

et bien d’autres propositions qu’il serais fastidieux d’assimiler pour le lecteur de ce compte rendu sachant bien sur que l’association FHAH,

est appelée à participer au développement d’Haïti dans tous les domaines qui pourrons être nécessaires, et ce avec l’aide et la participation

de chacun de ses membres.

 

L’assistance a écouté Abel DESCOLLINES nous faire part de ses intentions de créer un forum de jeunes intellectuels Franco-Haïtiens,

un lien vers l’ensemble de la communauté, mais aussi vers tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux actions et leurs acteurs au sein

de la communauté.

A savoir que notre ami Abel est le porte parole de l’association auprès des médias, ainsi qu’auprès des diverses institutions en France

comme à l’Etranger, voir auprès des institutions religieuses diverses.

 

 

 Les discutions, les propositions de toutes sortes ont fait l’objets d’une grande écoute de la part de l’ensemble de l’auditoire , nous ne

 pouvons retranscrire ici l’ensemble des sujets traité, mais il ressort de grandes orientations pour l’association, nous avons constater une

grande adhésion de l’ensemble des personnes présentes, cependant, le secrétaire tient à rappeler à l’ensemble des personnes présentes,

que tous ceux particulier, ou association qui ont des projets sur la France ou sur Haïti, et qui souhaitent que leur projet soit porté 

 « par ou avec l’association FHAH »  devront impérativement fournir un dossier définissant clairement  le projet, bien argumenté, précisant

 le lieu de son implantation  avec le nom de leurs représentants en Haïti.

 

L’association FHAH tient à rappeler que toutes les actions qu'elle est amené à entreprendre en  France comme en Haïti, avec la communauté

 Haïtienne ou ami d’Haïti, implique l’ADHESION à l’association FHAH.

 

                  Le coût de l’adhésion est fixé à ce jour à 20euros par personne.

 

Les règlements doivent être effectués auprès du trésorier de l’association à l’adresse ci-dessous :  

 

                FHAH  4 squares Bassompierre 92290 CHATENAY-MALABRY  

 

 Soit auprès d’un délégué qui vous présentera sa carte, soit auprès d’un  membre du bureau de l’FHAH:.  

 

 

                   Jean-Claude           VALDEMAR        Président

                   Rose Marie             EUNE                  Vice président :                                  

                   Georges                 TICKES                Secrétaire

                   Jean-François        WILNER               Trésorier

                   Louis-Gerald         ALCINDOR          Conseillé technique.

                   Abel                      DECOLINE           Relations communication

                   Simon                    SIMONIS              Délégué général :    

                                                 THOBY-VIL         Délégué général auprès de la  jeunesse 

                   Etienne                   ROTSEN               Archiviste 

                   Christian                MBAMU                Image photo vidéo :

                   Dorval                   JEAN ANIKEL      Délégué régional : 

                   Luvainqueur          JEAN JULIEN        Délégué départemental  

 

 

Je rappelle que toute  personne qui sera amenée à travailler avec l’association FHAH,

devra impérativement être adhérent et être à jour de sa cotisation.

 

La réunion à pris fin au vers 18 heures 30.

 

                                                                                                                                     Le secrétaire de l’association FHAH

                                                                                                                                                 Georges TICKES                                                                                                                                     

                                                                                                                                                  

                                                                                                                                        

 

 

************************************************************************************************

 

Ø  Courriers divers

 

Lettre de Madame Belony a Mr Valdemar :

 

L'honor be president

 

                               je voulais commencer ainsi car Jésus Christ lui- même avait déclaré " Donne a César ce qui est à César à Dieu ce qui

est a Dieu"" Alors je voulais vous donner ce qui vous est dû. Vous l'avez bien mérité, vous le méritez encore ce titre; vous avez su faire des

choses extraordinaires, malheureusement le prophète n'est jamais honoré dans sa patrie , je crois que vous le savez bien. Mais il y a quand

 même quelqu'un qui apprécieront vos oeuvres " vous pouvez en être fier"".

j'avais reçu votre gentille lettre, mais c'est un devoir pour moi et aussi un honneur de vous servir ainsi que les amis que nous avons eu grâce

a vous . je veux parler des français et des autres visiteurs qui y étaient.

je vous aime beaucoup. que Dieu vous soit en aide et vous guide, vous encourage pour la suite.

                                                                                          

                                                                Madame Belonny

 

 

  Lettre de Monsieur Patrick OLLIER à Mr Valdemar :

 

cher Monsieur le président

                                      je tiens à vous remercier pour le chaleureux message de félicitation que vous avez eu la gentillesse de m'adresser

suite à ma réélection en tant que député de la 7eme circonscription.

   j'ai été très sensible à vos propos sympathiques.

  je vous prie de croire cher Mr le président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

                             cordialement

                                                             Patrick OLLIER

                                                            Maire de Rueil Malmaison

                                                            Député des hauts de seines

 

 

 

 Lettre de Monsieur Yves JEGO à Mr Valdemar :

 

Monsieur le président

                                vous avez été reçu mardi 18 septembre 2007par mon directeur de cabinet , M. James CHERON, qui m'a retranscrit

la teneur de vos échanges.

j'ai noté avec intérêt les différentes orientations de votre activité: un engagement de solidarité avec l'association << Franco Haïtiens et amis d'Haïti>>,

un militantisme politique en France au sein de L' UMP et aux coté de M. Nicolas SARKOZY , une veille politique en Haïti avec

<< Génération de la droite républicaine>>.

                    vous souhaitant bonne réception de la présente et restant naturellement à votre écoute, je vous prie de croire, M. le président,

en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

                   

                                                                     M. Yves JEGO.

                                                                                                             

 *******************************************************************************************************************************************************                               

 

Ø   Pourquoi la Présidence de Préval II peut-être différente de Préval I

 

 
 
Par Abel DESCOLLINES

 

Sauf changement de calendrier, le Président René Préval prêtera serment le 14 mai 2006 devant le Parlement de la République à la

suite de son élection à la Présidence le 7 février dernier. Le chef de l’Etat devra ensuite assister à la traditionnelle cérémonie religieuse

à la Cathédrale de Port-au-Prince avant de prendre officiellement ses nouvelles fonctions au Palais national. De nombreux chefs d’Etat et

de gouvernement sont attendus dans la capitale haïtienne pour l’investiture du nouveau Président haïtien. Les occidentaux seront pour la

plupart représentés par leurs ministres des Affaires étrangères. C’est le cas notamment des Etats-Unis, de la France et du Canada.

On annonce également l’arrivée à Port-au-Prince de délégations en provenance du monde entier pour assister à l’intronisation du

55ème Président de la République d’Haïti. Koffi Annan, l’actuel secrétaire général des Nations-Unies pourrait être de la partie selon

une source proche de la MINUSTAH, la mission de stabilisation de l’ONU en Haïti. L’Union Européenne et l’Union africaine comptent

également se faire représenter.

 

 A 63 ans, M. René Préval aura la lourde responsabilité de sortir de l’impasse socio économique un pays qui se trouve au bord du gouffre.

 A l’heure où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, un haïtien moyen gagnant moins d’un euro par jour.

Ils sont plus de 75%  à vivre constamment au chômage. La misère fait des progrès foudroyants dans cette République de 7,8 millions

d’habitants. Les conditions d’hygiène sont catastrophiques, l’éducation et la situation sanitaire des haïtiens font gravement défauts.

Plus de la moitié des adultes du pays reste illettrée. Le nombre de ceux qui sont privés de cet élément fondamental de la dignité humaine

que constitue la capacité de lire et d’écrire continue à croître. Dans le domaine de l’infrastructure routière, la République d’Haïti aura

 beaucoup à faire avant de rivaliser avec son voisin dominicain. Car dans ce pays, les voies de communication sont en piètre état.

René Préval : le Président que l'on n’attendait pas !

 

Contre toute attente, cet ancien Président de la République, à nouveau réélu à la Présidence est redevenu l’homme de la situation dans

une Haïti qui se cherche toujours un nouveau départ, vingt ans après la chute de l’ancien Président Jean Claude Duvalier. Dictateur avéré

de son Etat, M. Duvalier a été chassé du pouvoir le 7 février 1986 après quatorze ans de règne. Pour ainsi dire, depuis cette date,

Haïti aura tout expérimenté en matière de modèles de gouvernements. Force cependant est de constater que la situation reste inchangée.

De 1986 à nos jours, le pays n’a connu pas moins d'une quinzaine de gouvernements. Les appellations sont certes différentes

d’une période à l'autre, au final leurs bilans sont tous presque identiques.

Qu’ils soient éphémères, constitutionnels, putschistes, de transition ou encore régime d’occupation, aucun n’a su véritablement initier Haïti sur

la voie  de la démocratie et du développement durable.

Somme toute, la première République des Caraïbes reste à la case départ.

 

L'entrée en matière, contre toute attente, pour parler du retour à la Présidence d’Haïti de René Préval n’est pas anodine. Loin s’en faut,

le terme correspond tout à fait à la réalité politique haïtienne de ces trois derniers mois. Car presque personne  n’avait vu venir le retour 

aux affaires de cet ancien Président de la République. Il apparaît que même les meilleurs analystes de la vie politique ont été pris au

dépourvu. Conséquence, toutes les tentatives mises en place par les adversaires de M. Préval pour l'empêcher à reprendre le pouvoir se

 sont révélées versatiles.

 

A priori, deux postulats peuvent être avancés pour expliquer ce manque de repère des spécialistes sur ce qu’il convient d’appeler le retour

 inattendu de René Préval. Le premier a attrait au personnage atypique même du nouveau chef de l’Etat. Il faut savoir que René Préval était à

 mi-chemin de son premier mandant présidentiel entre 1996 à 2001, quand il laissait entrevoir son impatience de voir arriver l’échéance de

son quinquennat pour se retirer du Palais national. « Je ne resterai pas un jour de plus au palais. Je pars le 7 février 2001 », répétait-t-il en

boucle aux micros des journalistes. C’est plutôt rarissime dans l’histoire de la Présidence haïtienne de voir un chef de l’Etat pressé de quitter

 le pouvoir. Sur un autre ton plus spectaculaire, René Préval avait appelé le peuple à se débrouiller tout seul « Nage Pou soti ».

C’était,en fait, la période où sa Présidence s’enfonçait dans la crise à la suite notamment de sa décision de dissoudre le Parlement,

et surtout son désaccord avec la coalition politique « l’Espace de Concertation », avec laquelle son gouvernement avait signé un accord de

 sortie de crise le 6 mars 1999. « J’invite, disait-il, le peuple à « nage pou soti » comme moi je suis en train de nager pour sortir de la nasse

de l’opposition ».

 

A la lecture de ces déclarations et vu également la crise dans laquelle il se trouvait, certains analystes avaient même pronostiqué le  départ

prématuré de René Préval du palais national. On lui prêtait l’intention d’avoir voulu abandonner la Présidence pour échapper à la pression

du pouvoir. Ainsi, pouvait-on à l’époque entendre  dire de Préval : c’était quelqu’un qui ne voulait pas être Président. On l’avait  plutôt

décrit comme un « gentleman », c’est-à-dire un amoureux de la liberté. D’autres diront un peu plus tard que : propulser Préval à la Présidence

 d’Haïti c’était lui infliger une peine qu’il n’avait pas mérité. 

 

Le deuxième postulat est celui concernant la chute de l’ex-président Jean-Bertand Aristide. Longtemps considéré comme complice du

personnage Aristide, on imaginait pas qu’un retour immédiat sur la scène politique d’un ex-allié de l’ancien Président, fut-il René Préval,

ait autant d’impact sur la population. Etant entendu, disons-le, que les circonstances ayant occasionné l’éviction du pouvoir de l’ancien

 prêtre-président n’ont pas encore fini de hanter certaines catégories de la société haïtienne. Mais ils étaient aussi nombreux à vouloir

penser que la communauté internationale ferait tout pour empêcher le retour au pouvoir d’un héritier d’Aristide.

 

Un troisième et dernier postulat pourrait être également évoqué. Il s’agit des conditions de santé du Président René Préval.

On croyait, dit-on, qu’il souffrait de la prostate et qu’il serait inapte pour se présenter à une compétition électorale.

On l’annonçait à Cuba bien avant la célébration du bicentenaire de l’indépendance, le 1er janvier 2004.On l’imaginait solliciter l’asile politique

à la chute d’Aristide par crainte de représailles des opposants de l’ancien régime, quoi qu’il ait pu, dit-on,  prendre ces distances bien avant

 avec Aristide. En clair, les rares informations qui lui ont été consacrées depuis son départ du palais national le 7 février 2001 n’ont pas

permis aux analystes de présager son retour à la Présidence. Aussi, faut-il faire remarquer que le silence médiatique du Président Préval 

 pendant tout le mandat d’Aristide et pendant la période de transition semble avoir été une stratégie mûrement réfléchie. Il apparaît en tout

cas que se taire pour mieux rebondir est en matière de communication politique, une des stratégies importantes. Fait du hasard ou stratégie,

la vérité est que, Préval est réapparu à un moment où il ne pouvait passer inaperçu. 

 

L’homme de la situation…

 

On peut bien évidemment se poser la question de savoir si le Président Préval est ou sera à la hauteur des enjeux, mais on ne peut en aucun

cas ignorer le fait qu’il soit redevenu, à nouveau, l’homme de la situation. A nouveau, c’est bien le cas de le dire. Car jamais René Préval

 n’a été absent des gouvernements post-crises qui se sont succédés depuis 1986.Celui-ci s’est toujours propulsé sur le devant de la scène.

Chef de gouvernement, directeur général, conseiller spécial du Président de la République, Président de la République à son tour. On peut dire

que René Préval fait partie de ceux qui n’ont jamais été privés de statut officiel au cours de ces vingt dernières années sur l’échiquier politique

 haïtien. Tout a commencé en 1991,  quatre ans après  la chute de Jean-Claude Duvalier, le 7 février 1986. René Préval a été nommé

Premier Ministre sous la Présidence de Jean-Bertrand Aristide à l’issue de la Présidentielle du 16 décembre 1990. Pendant sept mois, M. Préval

a été le troisième personnage de l’Etat. En 1996, alors que le pays sortait à peine d’une crise vieille de trois ans à la suite du coup d’Etat militaire

du 30 septembre 1991, M. Préval est élu  Président de la République. Juste avant son ascension à la Présidence, il fut nommé directeur général

de la FAES (Fonds pour l’avancement économique et social) de 1994 à 1995. Et le 7 février 2006, deux ans seulement après qu'Haïti ait frôlé

une guerre civile avec l’éviction du pouvoir de l’ancien Président Aristide, René Préval  est de nouveau élu Président de la République pour un

mandat de cinq ans.

 

De vraies fausses inquiétudes 

 

A l’approche de la cérémonie d’intronisation  de René Préval, des inquiétudes demeurent. En effet, les adversaires du Président élu estiment

qu’il laisse encore planer des doutes sur sa capacité à diriger le pays en toute indépendance. Ses adversaires politiques rappellent en boucle

sa complicité avec l’ex-président Aristide lors de son premier mandat présidentiel entre 1996 et 2001. On l’accuse notamment d’avoir tout fait

pour favoriser la victoire du parti de l’ancien prêtre Président lors des législatives de l’an 2000. Les détracteurs de M. Préval vont jusqu’à

prédire ce qu’ils appellent  «  le retour de l’anarchie » sous sa présidence. Les opposants doutent notamment de sa volonté de sévir contre

les partisans zélés de l’ancien Président Aristide. Certains d’entre eux pensent qu’Aristide, même en exil, va encore avoir la main sur son ancien

mentor. D’autant, ont-ils laissé entendre, que le Président Préval reste toujours ambigu sur ses rapports avec M. Aristide.

Dans ce débat, en tout cas, les américains ont déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à tout retour en Haïti de l’ancien chef de l’Etat.

Selon l’administration américaine, la page Aristide serait définitivement tournée avec la réalisation des élections présidentielles du mois de

février 2006.

 Même ton à Paris où le retour prématuré de M. Aristide pourrait entraver les efforts en cours visant la stabilité du pays. Face à cette levée

de boucliers, il revient désormais au Président René Préval de choisir entre le désir de l’ex-président Aristide à revenir physiquement en Haïti et

 celle de la raison d’Etat qui n’est guère favorable à ce retour.

 

En tout cas, même si l’on ne doit pas minimiser la crainte des uns et des autres sur la capacité de M. Préval à conduire son pays en dehors de

toute influence d’Aristide, force est de constater que le contexte dans lequel il vient d’être élu Président le 7 février 2006 est totalement différent

de 1996.

 

Tour d’horizon sur la Présidence de Préval I (1996-2001)

 

 Il est évident que René Préval aurait eu du mal à se faire élire Président de la République en 1996 sans l’approbation d’Aristide.

 Il a été, certes, Premier Ministre au cours des sept mois de la Présidence de M. Aristide en 1991, mais rien de cela n’avait laissé présager

son avènement comme futur Président de la République. La raison est que René Préval était inconnu de la population. C’était, dit-on, un militant

de l’ombre. Il se dit d’ailleurs que c’est sa nomination au poste de chef de gouvernement par le Président Aristide qui aurait provoqué dès 1991,

l’éclatement du mouvement lavalas. Autant dire, René Préval n’était pas populaire même au niveau des responsables politiques de l’époque.

De surcroît, il  ne disposait que de très peu de réseaux, tout au moins sur le plan politique. Sa seule légitimité politique reposait uniquement

sur la personne de Jean-Bertrand Aristide. Alors qu’il fut interpellé au Parlement en tant que Premier Ministre, les parlementaires ont eu la

surprise de voir arriver M Préval  accompagné du chef de l’Etat Jean-Bertrand Aristide pour répondre à la séance d’interpellation. Du jamais vu !

 

René Préval au Palais National

 

Ainsi, lorsqu’en 1996 Préval accède à la Présidence à la faveur du soutien populaire de l’ex président Aristide, il semblerait qu’il n’avait pas

son destin en mains. Déjà, selon des sources concordantes, même le contrôle du siège de la Présidence lui aurait échappé.

La sécurité du Président Préval dépendait en grande partie des hommes qui étaient  avant tout des aristidiens avant d’être gardes présidentiels.

 « René Préval était un Président prisonnier, peu importe qu’il fut le locataire du palais national », raconte un de ses proches.

 « Vous savez, aurait-il confié à des invités, je ne peux pas tout raconter à l’intérieur du palais ». En clair, Préval ne pouvait pas dire ouvertement

ce qu’il pensait d’Aristide ou de ses affidés. Sachant qu’à l’époque,  la majorité des gardes présidentiels assuraient à la fois la sécurité d’Aristide

à Tabarre et celle de Préval au siège de la Présidence. On apprend d’ailleurs que la plupart d’entre eux se préoccupaient davantage de la sécurité

de M. Aristide depuis sa résidence à Tabarre. Outre les lavalassiens, on explique que le Président Préval devait également mesurer certains de ses

 propos au risque de se faire piéger par des soldats étrangers  encore présents au palais national après le départ d’Aristide.

 

 

On apprend également que sous la Présidence de René Préval, le palais national a toujours été le théâtre de discussions peu conventionnelles.

Il paraît, en effet, qu’un certain nombre d’employés, se disputaient régulièrement sur leur degré de fidélité à la personne de M. Aristide.

Il semblerait, dit-on, que cela était une des conditions, si ce n’est la plus importante, pour s’assurer de son maintien au poste au sein de

l’administration présidentielle. On l’a compris, dans un palais où l’on ne discutait que d’Aristide, les amis de M. Préval ne saurions avoir pour

attitude qu’un profil bas. « Il valait mieux ne pas montrer de remontrance vis-à-vis de ces personnes, sous peine de se faire taxer d'’anti-Aristide" »,

nous a confié un ancien employé de la Présidence haïtienne.

 

Le gouvernement Préval/ Smarth

 

S’il est vrai que le premier gouvernement de l’ère Préval en 1996 a été dirigé par un Premier Ministre de l’OPL (Organisation du peuple en lutte),

néanmoins, la configuration de l’équipe gouvernementale n’a guère été l'affaire des seuls  ministres du parti du chef du gouvernement.

Apparemment, c’était le même cas de figure pour le chef de l’Etat René Préval qui n’avait pas grand monde  au sein du cabinet.

Dans ce gouvernement, comme on l’a fait remarquer pour les agents de sécurité du palais présidentiel, certains ministres se préoccupaient d’abord

des attentes de M. Aristide avant de se mettre aux ordres du Président de la République et du chef du gouvernement. Nul besoin d’être dans le

secret du pouvoir pour identifier à l’époque les rares  ministres qui témoignaient de leur loyauté à l’égard du Président Préval. Citons, entre autres,

Robert Manuel, alors secrétaire d’Etat à la sécurité publique ou encore Evans Lescouflair, ministre des Sports et au service civique. 

Le premier, en l’occurrence Robert Manuel, sera contraint à l’exil pour avoir tenté de faire obstruction à certaines tentatives de M. Aristide,

notamment celle de contrôler la hiérarchie policière.

 

Autre scénario révélateur de la complexité de la première Présidence de René Préval, il s’agit  du programme de privatisation des entreprises

 publiques. Tandis que le gouvernement Préval/Smarth amorçait le processus de privatisation des entreprises publiques, il s’est avéré qu’un certain

 nombre de ministres, tous  porteurs de projets relatifs à la privatisation devant le Parlement, finançaient des manifestants pro-Aristide, hostiles 

au programme d’ajustement structurel. Alors que le bruit court que l’engagement de privatiser les patrimoines de l’Etat avait été pris au moment

de l’exil du Président Aristide aux Etats-Unis entre 1991 et 1993. 

 

Lorsqu’en 1999, Rosny Smarth jette l’éponge à la suite d’un différend avec le Président Préval sur les élections contestées du 6 avril 1997,

les ministres pro-Aristide du gouvernement en ont profité pour rafler la mise. Pour cause, plusieurs ministres de l'OPL avaient eux aussi plié bagage

après la démission du Premier Ministre. C’est alors qu’un ministre pouvait à lui seul avoir la commande de plusieurs ministères.

Cette situation aura duré plusieurs mois avant que Jacques Edouard Alexis soit nommé au poste de Premier Ministre.

 

A propos des élections législatives d’avril 1997, Préval est accusé avec raison d’avoir cautionné  la publication des résultats dans le journal

officiel «  Le Moniteur » en faveur des candidats pro-Aristide. Tout laissait  croire que l’organisation de ces joutes n’était pas démocratique.

Là dessus, les rapports des observateurs de l’OEA étaient sans équivoque. Ils ont témoigné des fraudes massives qui ont émaillées le déroulement

de ces élections en faveur du parti de l’ex-président Aristide. Mais d’un autre coté, il est à se demander si à l’époque  Préval pouvait prendre

 le risque de décider autrement.

Car, à «  la reconnaissance est une lâcheté » que prônait François Duvalier, Jean-Bertrand Aristide avance :

«  La reconnaissance est la mémoire du cœur ». 

 

Une autorité  Présidentielle mise à mal…

 

La Constitution haïtienne confie au Président de la République la prérogative de nommer les directeurs généraux des grands organismes de l’Etat.

A ce titre, il revenait au Président Préval de signer les arrêtés de nominations des directeurs généraux. Cependant, quoi investi de ce pouvoir,

il est à noter que l’influence de Préval sur un certain nombre de directeurs généraux a été moindre que celle que pouvait exercer l’ancien

Président Aristide. Ainsi, le Président Préval a été stupéfait de se faire voler la vedette par M. Julio Cadet, alors directeur général de

la TELECO au moment de sa Présidence. Alors que le Président Préval se rendait à Tabarre pour l’anniversaire  d’Aristisde le 15  juillet 1999,

 il s’est fait prendre à partie par plusieurs centaines de manifestants lavalas qui lui lançait des propos désagréables. Tandis qu’au même moment,

ces manifestants acclamaient l’arrivée sur les lieux de M. Julio Cadet sous le cri : « Vive Julio Cadet… » Cette affaire aura certes coûté 

à M. Cadet son poste de directeur général de la TELECO, mais signalons qu’il aura fallu un dispositif de sécurité hors du commun avec le

détachement de la police anti-émeute pour procéder à l’installation de son remplaçant. La raison est que les militants lavalas s’opposaient

catégoriquement à la décision de la Présidence.

 

L’épisode de l’hôpital général…

 

Le Président René Préval a été amené à gérer au cours de son premier quinquennat l’une des plus importantes crises de l’histoire du plus grand

centre hospitalier du pays, connu sous le nom de l’hôpital général. Pendant près d’un mois, en effet, les activités de cet hôpital étaient restés

complètement paralysées. A l’origine de la crise, un groupe de médecins à peine sorti de la faculté nationale de médecine et de pharmacie

de Port-au-Prince. Ces derniers exigeaient entre autres la révocation du directeur administratif de l’hôpital.Les médecins grévistes entendaient

dénoncer la mauvaise gestion du plus grand centre hospitalier du pays. En revanche, le ministère de la santé publique dirigé à l’époque par

le docteur Rudolphe Malbranche en tant que ministre et le docteur Hans Lasègue au poste de directeur général, s’opposait à toute

injonction des médecins grévistes. De surcroît, ils ont renouvelé publiquement leur confiance à l’administrateur de l’hôpital.

 

Ce bras de fer entre médecins grévistes et les responsables du ministère de la santé aura interpellé l’attention des plus autres autorités

de l’Etat. L’hôpital général étant jadis le centre hospitalier le plus important du pays en terme d’infrastructure. Il fallait rapidement trouver une

 solution en vue d’éviter la mort de nombreux patients faute de médecin pour les soigner. Ainsi, le Président de la République, garant de

la bonne marche des institutions selon la Constitution haïtienne, devait  se mêler de l’affaire. Le Président Préval a tenté en vain de concilier les

intérêts des uns et des autres sans toutefois remettre en question la position de son ministre et du directeur général de la santé.

Mais les médecins grévistes n’en démordaient pas. Ils exigeaient le départ pur et simple de l’administrateur de l’hôpital. En clair, René Préval

 n’a pas réussit à remettre les choses en ordre. Quelle alternative ? Soudain, on a appris que l’ex-président Aristide s’est imposé comme

médiateur à la demande des médecins grévistes. Personne ne l’attendait dans une telle affaire.

 

Tout compte fait, au terme d’une nuit de pourparlers entre les différents protagonistes sous la médiation d’Aristide, une issue a été trouvée

dans la crise. En fait, ce que les autorités du ministère de la santé publique ne voulaient pas cautionner et que René Préval semblait approuver

a été imposé par M. Aristide, c’est-à-dire la révocation de l’administrateur de l’hôpital général. Pourquoi, se demandait-on,  le médiateur

a-t-il décidé ainsi ? On le saura en l’an 2000 lorsque la plupart des chefs de file du mouvement des médecins grévistes a été propulsé Sénateurs

de la République sous la bannière du parti « la famille lavalas » du Président Aristide. Somme toute, le mouvement des médecins semble avoir été

orchestré à des fins politiques.

 

Même l’international s’est prêté au jeu d’influence d’Aristide

 

Au même titre que le Président Préval, Jean-Bertrand Aristide avait eu droit à presque toutes les visites officielles de délégations étrangères.

Car il fallait, dit-on, s’assurer de leur soutien ou encore de leur avis pour certains dossiers engageant la responsabilité directe du pouvoir.

« La bonne volonté du Président René  Préval n’était pas suffisante à l’époque », reconnaît un diplomate d’un pays occidental. « Il ne fallait pas

négliger le pouvoir de nuisance que pouvait exercer l’ancien Président Aristide depuis sa résidence à Tabarre », a renchérit pour sa part,

un ex-Ambassadeur du Canada à Port-au-Prince. On l’a vu notamment lors du processus de privatisation des entreprises publiques dans le pays.

De nombreux partisans d’Aristide s’en étaient pris au gouvernement de René Préval pour avoir voulu respecter les engagements de l’Etat haïtien

vis-à-vis des bailleurs de fonds. D’ailleurs, faut-il mentionner que c’est à partir de cette période que l’on devrait situer l’avènement des milices

armées de l’ancien régime. Car pour se faire entendre, les manifestants lavalassiens n’avaient pas hésité à recourir à la violence et à l’affrontement

direct avec les forces de l’ordre. Des fauteurs de trouble appréhendés en marge de ces mouvements d’hostilités ont souvent été par la suite priés

de rentrer chez eux, à la demande expresse de hauts responsables lavalas.

 

La Présidence de Préval II

 

Nonobstant les velléités de l’ex-président Aristide de revenir en Haïti, le Président René Préval a désormais son destin en mains.

Sa marge de manœuvre et son indépendance politique vis-à-vis d’Aristide n’ont jamais été aussi déterminantes. Peu importe qu’il ait été soutenu

par de nombreux sympathisants lavalas lors de la Présidentielle du 7 février 2006, le chef de l’Etat n’en est pas pour autant redevable du moins

directement à Aristide. Il ne saurait en être autrement dans la mesure ou le parti « la famille lavalas » de M. Aristide concurrençait le candidat

René Préval lors de l’élection Présidentielle du 7 février 2006 à travers son candidat désigné, M. Marc Louis Bazin. Il s’est confirmé d’ailleurs

qu’Aristide avait personnellement donné son feu vert à ce dernier pour représenter le parti lavalas.

Tandis que la récente élection de M. Préval à la magistrature suprême de l’Etat haïtien est la combinaison de multiples facteurs politiques.

Qu’on l’accepte ou pas, l’expérience électorale du mois de février 2006 aura démontré à la fois la maturité et le charisme politique du nouveau

Président. Comme l’avait fait Jean-Bertrand Aristide en 1990, René Préval, à tort ou à raison, a su drainer derrière lui des formations et des

organisations politiques d’horizons divers. Peu importe que les contextes politiques de 1990 à 2006 soient différents. Sachez en tout cas que la

plate-forme « l’ESPWA » comme le « FNCD » en 1990 sont l’émanation de plusieurs courants politiques. On y trouve d’un coté des

altermondialistes et de l’autre des partisans de l’économie de marché pour ne pas dire du libéralisme économique.

On y voit également d’une part, des déçus de lavalas et d’autre part, des lavalassiens modérés…

 

Tout compte fait, René Préval s’est forgé une cohabitation électorale qui lui a permis de remporter haut la main la Présidentielle haïtienne

de 2006. Alors qu’en face la dispersion des voix a anéanti le rêve Présidentiel de plus d’un. Bien entendu, il n’est pas exclut qu’il puisse y

avoir des dérives au sein des composantes de la plate-forme « l’ESPWA », mais jusque-là, Préval à réussit le coup de maître.

 

Les atouts politiques du chef de l’Etat…

 

Contrairement à son premier quinquennat, le Président René Préval semble disposer de nombreux atouts politiques qui lui permettraient le cas

échéant, de se passer des contraintes de l’ex-président Aristide. Bien entendu, si contrainte il y  aura. Tout d’abord, on ose croire qu’il aura toute

 la liberté d’imposer le profil des professionnels qu’il souhaite avoir dans sa garde rapprochée. René Préval pourrait dans ce domaine compter sur

 l’omniprésence de l’un de ses fidèles, en l’occurrence Robert Manuel, d’ores et déjà pressenti à la tête d’un grand ministère de la sécurité publique.

 Par ailleurs, on apprend que la nouvelle administration présidentielle se prépare à la mise en place de nouvelles dispositions internes en vue d’éviter

la polarisation de l’institution de la Présidence.

A défaut d’être à nouveau Premier Ministre du moins dans l’immédiat, M. Jacques Edouard Alexis pourrait s’emparer du Cabinet de la Présidence.

Dans ce nouveau paysage, on peut également espérer que les futurs ministres disposeront de plus de latitude dans la gestion de leurs ministères.

Le Président René Préval semble avoir désormais conquis l’autorité politique qui lui interdit de fermer les yeux sur certaines pratiques

gouvernementales qui vont au détriment de la collectivité nationale. Bien qu’il ait cependant l’obligation de veiller à ne pas tomber dans la dérive

autoritaire.

 

Les résultats définitifs des élections législatives du 21 avril 2006 semblent vouloir confirmer l’avènement d’un gouvernement qui, refléterait la

configuration du paysage politique actuel. Cependant, il y a fort à parier dans le cas ou cette hypothèse se confirmerait, que M. Préval se montrera

  très attentif avant d’approuver le choix des grands commis de l’Etat. Selon ses proches, en effet, le chef de l’Etat ne souhaite pas revivre les

mêmes mésaventures que lors de son premier quinquennat ou son autorité a été très souvent mise à mal par le comportement de certains membres

du Cabinet ministériel. Il faut le dire sans équivoque : si l’on accepte qu’il est absurde pour un fonctionnaire de faire allégeance à un chef de l’Etat

quel qu’il soit pour garder son poste, il est aussi inadmissible que l’autorité de ce chef d’Etat ne soit pas respectée. « Dans le domaine politique,

les sociétés fonctionnent depuis toujours sur le principe de l’autorité et de l’obéissance. Autorités des gouvernants, obéissance des gouvernés.

Le mystère de l’obéissance si chère à Jean-Jacques Rousseau, dit-on, passe par la confiance accordée aux gouvernants ».

 

Perspectives des relations  Préval/Parlement

 

Déjà, tout porte a penser que les relations seront moins conflictuelles qu’elles ne l’étaient du temps de l’OPL entre le Président Préval et le

Parlement. Sa plate-forme politique « l’ESPWA » est assurée d’avoir la majorité des sièges au Sénat de la République. Elle dispose pas moins

de onze Sénateurs sur la trentaine que compte la chambre haute. Tandis qu’à la chambre basse du Parlement haïtien, le parti de René Préval a

confirmé l’élection d’une vingtaine de Députés. A cela, il faudra également ajouter environ une bonne dizaine de parlementaires lavalas ou

apparentés qui s’apprêtent à rallier la représentation de la plate-forme « l’ESPWA » à l’Assemblée législative. Cependant, pour avoir une

 majorité confortable, le Président Préval devra composer avec d’autres secteurs politiques représentés au pouvoir législatif. A ce propos, des

négociations seraient en cours  entre la plate-forme « LESPWA » et « l’UNION » du Pasteur Chavannes Jeune, arrivé quatrième à l’issue

 de la présidentielle du 7 février 2006.  Selon plusieurs sources, les deux hommes se sont déjà rencontré à maintes occasions dans la

perspective d’une alliance parlementaire. Outre les pourparlers Préval/Chavannes Jeune, à en croire  certaines informations, le Président

de la République ne devrait pas avoir trop de difficultés avec les parlementaires de l’OPL au Parlement. Le parti du feu Gérard Pierre Charles

serait résolu à approuver tous les projets gouvernementaux qui vont dans le sens de l’intérêt national. « Nous n’allons pas faire obstruction

au Président Préval », a déclaré un haut responsable de l’OPL sous couvert d’anonymat. A telle enseigne, le nom du candidat malheureux

 de l'OPL à l'élection Présidentielle de 2006, l'ancien Sénateur Paul Denis est cité parmi les futurs Premier Ministrable du Président René Préval.

 D’un autre coté, le parti « Fusion des sociaux démocrates » qui, selon la confirmation des résultats définitifs aux législatives du 21 avril 2006

serait la deuxième force politique au Parlement n’a pas, jusqu’ici, tenu de déclaration de guerre vis-à-vis du nouveau chef de l’Etat. Si ce n’est,

bien entendu, avant la Présidentielle du 7 février 2006 quand des anciens Premier Ministre socialistes de la France, en appui au candidat

Serge Gilles, s’étaient illustrés dans des attaques personnelles contre le Président René Préval. En tout cas, bien avant la tenue du second tour

 des législatives du mois d’avril 2006, les dirigeants de la « Fusion » avaient exprimé leur volonté de s’accorder avec M. Préval sur un

programme de gouvernement pour les prochaines vingt-cinq années. Cela voudrait-il dire que cette formation politique fera partie du

prochain gouvernement, dans la mesure où M. Préval n’aura pas de majorité au Parlement ? Les dernières tractations pour la formation du

prochain gouvernement débuteront juste après l’investiture du Président de la République.

 

Quel environnement politique sous la Présidence de Préval II ?

 

On ne va pas se voiler la face, il y aura beaucoup à faire pour arriver à dissiper la méfiance qui existe de part et d’autre au sein de la classe

politique haïtienne, mais surtout entre le Président René Préval et son opposition. Comme en économie, on ne rétablit pas la confiance du jour

au lendemain en matière politique. Surtout lorsque, d’une part, le fossé est aussi grand entre les protagonistes politiques eux-mêmes et d’autre part,

entre l’opinion et ses acteurs politiques. Autant dire, l’environnement sous la Présidence de Préval II, dépendra de la bonne volonté des uns et des

 autres à enterrer la hache de guerre et privilégier le compromis sur des sujets d’intérêt national.

 

A ce propos, le nouveau chef de l’Etat semble avoir emboîté le pas à travers sa proposition  d’un  « plan de bonne gouvernance » pour les vingt

cinq prochaines années. Qu’il s’agisse ou pas d’une opération de communication du camp présidentiel, il revient à l’ensemble de la classe politique

 de s’asseoir  à la table. Il y va de sa survie. Car la déroute électorale du mois de février 2006  pourrait définitivement entériner la fin de toute

une génération d’hommes politiques. L’élection étant la source de légitimation du pouvoir, on ne saurait prétendre parler  au nom des citoyens

lorsqu’on est  incapable de se faire accepter par la volonté populaire.

Dans son essai : « Gouverner, c’est paraître », le français Jean-Marie Cotteret, professeur de science politique dit au sujet de la communication

politique : « le récepteur ne fait aucun effort pour se mettre à la portée de l’émetteur.

C’est ce dernier et lui seul qui doit faire l’effort d’adaptation utile ».

 

J’en conclus, on n’a pas à accuser les électeurs haïtiens d’avoir choisi le Président René Préval pour les diriger. Ceux qui n’approuvent pas ce

choix doivent s’en vouloir à eux-mêmes pour n’avoir pas su se faire comprendre par les électeurs.

On fera l’interprétation que l’on veut, c’est la règle en politique.  Le discours qui tend à parler de l’illusion d’un peuple d’avoir choisi tel candidat

et pas un autre n’a de sens que lorsque celui qui a été choisi a complètement échoué à la fin de son mandat. Tout ce qui se dit avant  que ce choix

 n’ait été fait doit s’inscrire dans le registre des analyses spéculatives. Car ce n’est pas toujours le programme du candidat qui déterminera sa

réussite ou son échec.

Somme toute, la nation haïtienne attend M. Préval au tournant. Et l’opposition dans son offre d’alternative en vue de l’alternance politique.

 

La Présidence de Préval II et la liberté de la Presse

 

Il est prématuré de présager l’avenir de la liberté de la presse sous la nouvelle administration de René Préval. Tout ce que l’on peut dire, c’est

que  M. Préval a toujours donné l’impression qu’il n’est pas un « prédateur » de la liberté de la  presse. Il n’avait jamais en tout cas durant son

premier quinquennat tenu des propos susceptibles d’entraver le travail des journalistes, tout au moins de manière officielle. Mais jadis ce n’était

qu’une impression, car la presse haïtienne n’est pas sortie indemne du pouvoir de René Préval entre 1996 et 2001. Le cas le plus célèbre est celui

du journaliste Jean Léopold Dominique, assassiné le 3 avril 2000. M. Jean Léopold Dominique  a été, rappelons-le, l’un des plus proches

 conseillers du Président Préval. Il était le propriétaire de Radio Haïti Inter, l’une des plus anciennes stations de radio du pays.

M. Jean-Léopold Dominique avait acquis une notoriété qui dépassait le cadre haïtien. 

Il est vrai qu’aucune preuve n’a jamais pu démontrer une quelconque implication de M. Préval à aucun des actes dont ont été victimes des

membres de la presse au cours de sa première présidence. Néanmoins, l’inertie dont a fait preuve son pouvoir vis-à-vis des  prédateurs lui a

 valu de nombreuses critiques. Sachant que la Constitution fait l’obligation à l’Etat d’être le garant de la liberté d’expression. Autant dire,

la Présidence de Préval II va devoir s’atteler en vue de rassurer la presse haïtienne.

 

Droit des médias et liberté de la presse ?

 

Le droit des médias, dit-on, n’est pas la liberté de tout dire et de faire n’importe quoi. En clair, cela voudrait dire que la responsabilité qui incombe

 aux autorités étatiques d’assurer la liberté de la presse devra aussi celle des patrons des médias et des journalistes en particulier.

Car, la liberté de la presse est soumise à des règles auxquelles chacun doit se soumette. A ce propos, il est à espérer que la presse haïtienne fasse

son autocritique et tire les leçons de la couverture médiatique de la dernière campagne Présidentielle de 2006. Il s’agit pour la corporation de se

mettre au- dessus de la mêlée et de continuer comme par le passé à servir de miroir pour toutes les composantes de la société haïtienne.

Il conviendrait néanmoins de rappeler le droit qui revient à certains médias de s’identifier à une idéologie politique donnée.

Cependant, ce droit ne peut pas être au-dessus des règles de conduite, générales et obligatoires, égales pour tous.

Il est également indispensable que la presse haïtienne reste attachée aux principes déontologiques qui régissent la pratique du métier de journaliste.

Ceci pour aider à l'instauration de la démocratie de manière durable dans cette République aux histoires mouvementées.

Que vienne aussi le moment où l'Etat haïtien d'un commun accord avec les acteurs concernés puisse définir de nouvelles dispositions législatives

en vue de mieux réguler le principe de la liberté de la presse. Il conviendra de créer une commission nationale de la communication et des

libertés disposant d’un pouvoir minimal de régulation et d’arbitrage dans les domaines de l’audiovisuel et de certains services de

télécommunication.

 

 

Géopolitique de la Présidence de Préval II

 

Outre les Etats-Unis et le Canada, d’autres pays du continent américain, particulièrement ceux de l’Amérique Latine font feu de tout bois en vue

d’atteindre le plus haut sommet de l’Organisation des Nations-Unies. C’est le cas notamment du Brésil qui rêve d’accéder au Conseil permanent

du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour y arriver, la plupart de ces nations latino-américaines, en dépit des besoins cruciaux auxquels font face

leurs populations, n’hésitent pas à dégager dans leurs enveloppes budgétaires des sommes importantes destinées à des opérations humanitaires

et de maintien de la paix à travers le monde.

 

C’est dans ce contexte que le Brésil, suivi par le Chili, l’Argentine et dans une moindre mesure le Venezuela ont pris la tête de la mission et de

 l’opération de maintien de paix de l’ONU, envoyées en Haïti depuis la chute de l’ex-président Aristide en février 2004. Montrer leurs capacités

à établir la paix dans des pays ou des régions en conflits et chercher à maximiser leurs champs d’influences sur des gouvernements tiers sont,

entre autres, les défis  à relever par ces nations de l’Amérique Latine pour prétendre accéder au Sommet du Conseil de sécurité de l’ONU.

En tout cas, si ce n’est pour la situation d’Haïti, le pari des latino-américains est loin d’être gagné.  Car au vu de la détérioration  des conditions

de vie et de sécurité qui sévissent  dans ce pays depuis deux ans, il  reste encore beaucoup à faire.

 

En revanche, le tout nouveau chef de l’Etat haïtien René Préval semble décidé à tirer profit de cette présence massive des latino-américains sur

le sol national. M. Préval a déjà en ce sens renoué des contacts susceptibles d’aider son gouvernement à la réalisation de nombreux programmes

d’infrastructure et de développement. Certes, les Etats latino-américains n’ont peut-être pas des millions à promette ou à décaisser pour la cause

haïtienne, cependant Haïti pourra bénéficier considérablement des ressources humaines de ces différents pays. On a déjà eu dans ce domaine

l’expérience cubaine. Car, quoi que l’on pense du régime de Fidel Castro, personne n’osera remettre en cause la présence de médecins cubains

dans les campagnes haïtiennes. Mieux valaient 700 étudiants en médecine dans le pays des communistes que mille quotidiennement humiliés en

République Dominicaine. Pour sa part, le Venezuela vient d’intégrer Haïti dans le programme « Petrocaraibe ». Ce programme qui consiste,

entre autres, à vendre du pétrole moins cher aux pays de la  région pourrait aider les autorités haïtiennes à résoudre la grave crise énergétique que

 connaît le pays depuis à peu près une dizaine d’années. Hugo Chavez, le chef de l’Etat vénézuélien a promis également de venir en aide à Haïti

dans le domaine social.

Il faut mentionner que les relations diplomatiques n’ont jamais été rompues entre Haïti et les pays de l’Amérique Latine, (à l’exception de Cuba

dans les années 1960) mais les précédents gouvernements, hormis celui de l’ancien Président Leslie Manigat qui tissait des rapports privilégiés

avec le Venezuela, n’ont jamais véritablement cherché à établir de vraies coopérations avec ces pays.

Depuis son élection en tout cas, M. Préval a déjà effectué plusieurs déplacements en Amérique Latine en vue de pourparlers avec ses homologues.

Et à ce jour, a-t-on fait remarquer, les promesses sont légions.

 

Mais ce penchant vers les Etats latino-américains et surtout le grand Cuba de Fidèle Castro et le Venezuela du Président Chavez, n’est pas sans

 risque pour le Président René Préval, dans le cadre de ses rapports avec les nord américains, sans oublier les institutions de Breton Woods.

Son récent tête-à-tête avec le Président Américain Georges Bush à la Maison Blanche, qui n’a duré que cinq minutes, pourrait bien être l’une des

premières conséquences de cette aventure. N’en déplaise aux commentateurs qui auraient laissé entendre que cela est dû au fait que M. Préval

était accompagné d’éléments peu fréquentables pour la Maison Blanche.

Il n’est pas sûr, en tout cas, que la posture morale, aussi importante soit-elle, soit la première des préoccupations de Washington dans l’accueil

ou pas de ses invités. Sinon, de nombreux  dignitaires d’Afrique et d’ailleurs n’auraient jamais eu la chance d’être les hôtes des locataires de la

Maison Blanche. Il n’est un  secret pour personne que ce qui compte avant tout c’est l’intérêt américain. Tout le reste est négociable.

 

Ainsi, il revient à M. Préval et à ses proches de prouver qu’ils ne sont  pas opposés à l’intérêt américain. A ce propos, on se demande si cela n’a

 pas été déjà fait à l’issue des réunions de travail que M. Préval a eu lors de son voyage aux Etats-Unis avec les autorités de la Maison Blanche.

D’un côté avec les conseillers du Président Georges Bush et de l’autre avec les principaux acteurs des institutions de Breton Woods (FMI, BID, BM).

 

Car, comme l’a écrit Tibor Mende : « Si l’infidélité politique est répréhensible, c’est la révolte contre le système économique global  qui est

 impardonnable » 

 

S’agissant du continent européen, on est encore dans l’expectative quand aux visées politiques et diplomatiques du Président René Préval.

Il n’y a pas encore de nouvelle sur ses déplacements européens. Bien que dans son entourage il soit question de semaines.

D’autres sources font état de plusieurs invitations officielles en route pour Port-au-Prince en provenance de l’Europe.

René Préval devra notamment les recevoir à l’occasion de son investiture le 14 mai 2006 au palais national, avons-nous appris.

On sait, en tout cas, que le Président de la République a beaucoup d’attaches à l’échelle du continent. M. Préval  y a vécu et a aussi fait des

études dans les années 1960. Des membres de sa famille, dont ses deux filles, s’y trouveraient encore selon des informations.

 

Les relations de l’UE avec Haïti s’étaient beaucoup détériorées au cours de la Présidence écourtée de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.

Un processus de normalisation a été engagé depuis deux ans avec le gouvernement de transition.

Toutefois, c’est au Président René Préval qu’il reviendra de décider de  l’avenir des relations entre l’Union Européenne et Haïti. Car politiquement

l’UE se range généralement sur les positions françaises vis-à-vis d’Haïti. Or, on sait dans quel état étaient les relations entre le régime lavalas et

l’Etat Français. L’ex-président Jean-Bertrand Aristide avait réclamé à la France le remboursement d’environ  21 milliards de dollars comme contre

 partie des 150 millions de franc-or que Haïti avait versé à la France après 1804 pour la reconnaissance de son indépendance.

Cette affaire, dit-on, aurait été parmi les raisons qui ont poussé Paris à s’impliquer dans la chute  du Président Aristide le 29 février 2004.

 

Ceci étant dit, le Président Préval devra convaincre ses principaux alliés du camp lavalas avant d’envisager une vraie réconciliation politique avec

Paris. Ne nous voilons pas la face, le rapprochement des deux Républiques pourra profiter, entre autres, à plusieurs milliers de ressortissants

haïtiens vivant en situation irrégulière sur le territoire français. Que dirait-on par exemple, si le Président René Préval se proposait d'appuyer

auprès de l'Etat Français l'idée d'un " régime particulier" en faveur de ces haïtiens en attente de régularisation ? 

Les deux pays pourraient éventuellement s’inspirer du compromis politique datant d’il y a environ trois ans entre les Présidents Georges Bush

des Etats-Unis et Vicente Fox du Mexique. Il s'agissait, rappelons-le, de la régularisation par l'Etat américain d'environ trois millions de mexicains

vivant en situation irrégulière aux Etats-Unis. Evidemment, les enjeux sont totalement différents, mais dans l'absolu, on oserait croire qu'un tel

compromis pourrait être envisagé au nom de ce que la Commission "Debray" appelle "Devoir moral" de la France envers Haïti. Il est à noter

 en tout cas que depuis la chute d'Aristide en 2004, le Président français Jacques Chirac n'a jamais manqué une occasion pour exprimer

sa "compassion" à l'endroit d'Haïti et du peuple haïtien.

 

Toujours en matière de politique étrangère, le Président René Préval est très attendu sur l'avenir des relations haïtiano-Taïwanaises.

En effet, la question sera de savoir comment la Présidence de M. Préval parviendra à maintenir les relations avec Tapei  face à la montée en

puissance de la Chine populaire. La République d'Haïti compte en effet parmi les 27 pays dans le monde qui reconnaissent l'existence de

Taïwan, que la Chine considère quand à elle comme une province rebelle. L'année dernière, le Sénégal, pourtant grand bénéficiaire de l'aide

bilatérale de Taïwan, a décidé de rompre ses relations diplomatiques au profit de la Chine. Les autorités sénégalaises ont pris cette décision

politique pour être en phase notamment avec la réalité géopolitique qui se dessine au niveau du continent asiatique.

On le sait,  l’influence de la Chine est de plus en plus forte à l’échelle mondiale. « L’empire du milieu » est déjà pressenti pour succéder d’ici

les quinze prochaines années à la première puissance économique américaine.

En clair, le Président sénégalais Abdoulaye Wade veut profiter des avantages commerciaux et économiques qu’offre la Chine actuellement.

D’autres pays pourraient envisager ce revirement diplomatique en faveur de la Chine selon de nombreux spécialistes des relations

internationales.

 

 

 Haïti, sera-t-elle capable de prendre à l’avenir une telle décision quand on connaît l’apport économique de Taïwan aux autorités haïtiennes ?

Les taïwanais n’ont jamais manqué à leurs obligations vis-à-vis d’Haïti. Tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 1990, fussent-ils de

 facto, ont reçu le fameux chèque d’1 million de dollars de Tapeï. Taïwan est d’ailleurs le pays d’Asie qui aurait accueilli le plus grand nombre de

délégations officielles en provenance d’Haïti. Somme toute, l’éventualité d’une remise en question des relations haïtiano-Taïwanaises, ne sera

pas chose facile pour le nouveau pouvoir haïtien. Bien entendu, si remise en question il y aura. Mais une chose est sûre, ce ne sera pas contraire

au droit international de vouloir faire monter les enchères afin d’obtenir davantage plus de coopération. Car aujourd’hui les questions internationales

 sont  devenues tellement sensibles, que cela demande de s’assurer d’une « voix alliée » au sein de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Certes, l’enjeu n’est pas aussi capital comme on l’analyse pour Haïti dans ses relations avec l’Amérique Latine, les Etats-Unis, la France, l’Asie

ou encore l’UE, cependant, il serait souhaitable pour le nouveau pouvoir de se  rapprocher davantage du continent africain. Car au-delà des liens

historiques, la République des caraïbes pourrait bénéficier également de la générosité des africains dans plusieurs domaines.

On le sait, contrairement à ce que l’on dit dans les pays du nord, l’Afrique a beaucoup de richesses et de potentialités.

Dans l’Etat actuel où se trouve le pays, toutes les solidarités seront les bienvenues. Surtout, lorsque la solidarité en question ne sera pas faite sous

forme d’emprunt qui mettra en péril les générations futures.

 

 

Le Programme politique du chef de l’Etat ?

 

Le Président René Préval n’a pas de programme tout fait. Ce n’est pas une première. Il l’a dit lui-même et tout le monde est au courant.

Les haïtiens l’ont élu non pas en vertu d’un programme, mais sur ce qu’ils croient être bon en la personne de René Préval. C’est historique !

Car l’ancien Président François  Duvalier en 1957 et Jean-Bertrand Aristide en 1990 ont été également élus sur les mêmes critères.

 

En revanche, M. Préval semble avoir de bonnes idées susceptibles  de se transformer en programme politique.

Par exemple, son idée de réforme agraire mise en route lors de son premier quinquennat entre 1996 et 2001 pourrait bien aider à relancer la

production nationale. De surcroît, améliorer la situation socio-économique des paysans haïtiens.

Il s’agit pour cela de définir un programme global qui ne se limite pas seulement  à la distribution des parcelles de terres aux paysans-planteurs. 

Les volets des subventions, de formation et de l’accompagnement à l’exportation ou tout simplement à la vente, que ce soit sur le plan interne

ou externe, doivent être envisagés. Il faudra, à ce propos, restructurer le ministère de l’agriculture.

On entend par restructuration un ministère qui soit totalement investi par des personnes connaissant le domaine agricole et qui soient déterminés

à mettre en œuvre la politique gouvernementale en la matière. Il est temps d’en finir avec la bureaucratie des experts agricoles dans ce pays.

Si programme global pour le développement agricole du pays il y aura, M. Préval ne doit pas non plus se contenter de créer des institutions

supplémentaires et nommer à leur tête n'importe qui. Car le succès de sa politique agricole dépendra en grande partie de la volonté de ceux à

qui il donnera le pouvoir de la mettre en exécution.

 

L’éducation nationale

 

La Présidence de Préval I avait permis la rénovation et la construction d'un certain nombre d'établissements scolaires publics à travers le pays.

On a d'ailleurs eu droit à cette propagande lors de sa campagne présidentielle de 2006.

En effet, qu'il faille poursuivre avec cette politique sous la Présidence de Préval II est évidemment souhaitable compte tenu des manquements de

 l'Etat dans ce domaine. Toutefois, le chef de l'Etat doit davantage mettre l’emphase sur un programme global en vue de la modernisation du

système éducatif haïtien. La construction est une chose, mettre à la disposition des écoliers ou des universitaires du matériel didactique et des

professeurs compétents est tout aussi important. Car il serait contre-productif de continuer à laisser l'éducation des écoliers à des gens qui parfois

n'ont même pas obtenu le certificat d'études primaires.

C'est la réalité dans plusieurs régions du pays. L'Etat à travers le ministère de l'Education nationale doit donner naissance à une institution de

formation à l'enseignement primaire. Ce projet, s'il se met en place, devrait  impliquer la participation financière du secteur privé de l'éducation

qui détient 85 % des écoles du pays. En revanche, l'institution en question doit être autonome à l'instar de l'Université d'Etat d'Haïti.

Il est évident que le Président Préval ne pourra pas résoudre en cinq ans tous les problèmes auxquels fait face le système éducatif.

Il pourrait cependant initier ce grand chantier.

 

Sécurité et situation sociale

 

Le Président de la République René Préval a déjà son idée sur la façon d’éradiquer le phénomène d’insécurité qui sévit dans le pays.

Il l’a dit à maintes occasions depuis son élection au mois de février 2006. Selon  le chef de l’Etat, l’insécurité est liée à la difficile situation

socio-économique de la grande majorité des haïtiens. A son avis, il faudra d’abord améliorer les conditions sociales des couches les plus

défavorisées du pays. D’après le Président de la République, cette politique sociale aidera considérablement  à faire baisser l’insécurité.

A ce sujet, M. Préval compte  expérimenter le modèle social argentin mis en place par le gouvernement du Président Nestor Kirchner pour

venir en aide aux chômeurs. Il s’agit selon ce qui aurait été dit entre les deux Président de l’envoi en Haïti dans les prochains mois de

 spécialistes argentins en vue d’étudier la faisabilité d’un tel programme.

Les argentins les plus pauvres qui  connaissent depuis ces six dernières années une grave crise économique à cause du plafonnement

de la dette externe du pays reçoivent de l’Etat une subvention d’environ 50 dollars US.

 

L’économie

 

Inciter les investisseurs haïtiens et étrangers à investir dans le pays fait aussi partie des idées de programme du chef de l’Etat haïtien René Préval.

Cette volonté du Président de la République s’exprime pour le moment dans la configuration des délégations qui l’accompagnent dans ses

déplacements officiels à l’étranger. Les membres du secteur des affaires haïtiens sont jusqu’à présent les mieux représentés au coté de

M. Préval. En tout cas, il est souhaitable de voir perdurer cette alliance entre l’Etat et le secteur privé.

Car très souvent ils se  plaignent  de l’absence de politique au niveau de l’Etat pour encourager l’investissement dans le pays.

Par ailleurs, le chef de l’Etat s’active à finaliser  un programme économique, d’un commun accord avec les principaux secteurs politiques

représentés au Parlement. Ce programme, s’il est adopté devra être appliqué dans le cadre de l’action gouvernementale pour les cinq prochaines

années.

 

« Je souscris tout à fait à l’idée que la Présidence de Préval II peut-être différente de Préval I. Car il semblerait qu’il a conscience d’avoir

manqué à ses devoirs lors de son premier quinquennat, et qu’il veut désormais rentrer dans l’histoire comme celui qui aura sorti Haïti de l’impasse ».

 C’est en tout cas, le souhait d’un ancien Ambassadeur d’Haïti  qui n’a pas souhaité révéler son identité.

 

 Ce texte est inspiré des travaux de réflexions entamés depuis la campagne  présidentielle de 2005 par les instances

 

représentatives du « Forum Permanent des Haïtiens de la diaspora ».

ll s’agit par cette entreprise de faire un diagnostic général de la situation du pays et surtout, dégager des pistes de réflexions

 et de propositions  autour des grands défis qui attendent le nouveau pouvoir. A cet effet, les instances du forum permanent

travaillent actuellement à la sortie prochaine d’un "Cahier de propositions citoyennes".

 ************************************************************************************************
 
 
Ø  PLAIDOYER POUR UNE NOUVELLE DIPLOMATIE HAITIENNE
 
 
 
 
 
Abel Descollines                                                                 Robert Philomé
 
 
 
Le Président René Préval et le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis se sont engagés à faire de la politique étrangère un des axes

prioritaires du quinquennat gouvernemental. Le chef de l’Etat et le chef du gouvernement se veulent rassurants quant à l’opportunité d’obtenir

 de l’aide internationale pour sortir le pays de l’impasse. Ainsi, depuis son élection à la Présidence de la République le 16 février 2006,

M. Préval a déjà effectué pas moins de six déplacements à l’étranger.

L’objectif étant de convaincre et de mobiliser à la fois, Présidents et Chefs de gouvernement du monde, bailleurs de fonds et investisseurs

 étrangers, organismes non gouvernementaux et société civile interétatique sur la situation lamentable d’Haïti et le programme qu’il compte

mettre en œuvre.

 
Il faudra aussi mentionner la volonté des deux chefs du pouvoir exécutif d’impliquer dans leur démarche les expatriés haïtiens.

On l’a vu, les déplacements à l’étranger du Président Préval sont également destinés à les rencontrer en vue de les impliquer dans les projets

de développement pour l’avenir du pays.

 
De façon plus générale, le Président de la République et le Premier Ministre n’entendent négliger aucun des acteurs à l’échelle

de la planète qui sont susceptibles d’apporter leur contribution en vue de la transformation de la société haïtienne.

L’engagement et le pragmatisme du Président René Préval et de Jacques Edouard Alexis dans ce domaine s’expliquent notamment

par l’urgence d’améliorer, à court terme, les conditions de vie des Haïtiens. Ce sont aussi et surtout les besoins économiques en matière

 d’investissements et de modernisation institutionnelle. Mais il faudra également ajouter la nécessité de promouvoir une nouvelle image

d’Haïti aux yeux du monde.

 
De ce point de vue, en tout cas, le consensus semble acquis. Car en Haïti comme ailleurs on est d’avis que la République ne pourra pas

résoudre seule ses problèmes et de surcroît, s’engager sur la voie du développement durable. En clair, on reconnaît dans la vision de

politique étrangère volontariste du Chef de l’Etat et de son Premier Ministre un moyen de parvenir à un certain nombre d’objectifs

 en matière de coopération internationale. De notre côté, nous avons la certitude que si elle est opérationnelle, elle sera à même d’inciter

les acteurs du monde entier (politiques, économistes, …) à s’intéresser davantage à ce qui se fait dans notre pays.   

Politique étrangère et rayonnement international

Outre la question de l’aide et de la coopération internationale, nous nous sommes également employés, et c’est aussi notre conviction,

à déterminer le programme de politique étrangère du Président de la République et du Chef du gouvernement comme un moyen

susceptible de redonner à notre pays l’influence qu’il avait dans le passé que ce soit au sein des institutions internationales ou à l’échelle mondiale.

Haïti constitue un enjeu en matière géopolitique de son indépendance en 1804 à aujourd’hui.

Quel que soit sont état, notre pays se trouve actuellement au cœur de la géopolitique caribéenne, continentale et mondiale.

Autant dire, sous une forme ou sous une autre, il sera sollicité compte tenu de son statut au sein des grandes organisations internationales.

Mais aussi le fait qu’il soit l’objet de convoitise de certaines puissances émergentes qui caressent des ambitions hégémoniques.

 
De ce point de vue, il nous paraît tout à fait cohérent qu’Haïti, au travers de son programme de politique étrangère, cherche à tirer

profit autant que possible de ce tournant dans les relations internationales pour asseoir, à son tour, son influence.

Pour que cela soit possible, il est dès lors inévitable que la voix de notre pays soit de nouveau audible partout où nous sommes

représentés dans le reste du monde.

 
Nous pouvons par notre élégance, notre ténacité, nos valeurs et enfin notre dynamisme attirer vers nous des intérêts divers.

Problématique interne et externe de la mise en œuvre d’un programme de politique étrangère

La politique étrangère d’un pays n’est efficace que si elle est opérationnelle au niveau de ses représentations diplomatiques et consulaires.

Celle-ci n’est possible que s’il existe un réel esprit d’équipe entre les diplomates et les services inhérents.

Elle n’apporte des résultats concrets, à court, long et moyen terme, que si elle est défendue et promue par ceux qui en sont chargés à

l’intérieur comme à l’extérieur.

 
Un Président de la République, un Premier Ministre, un ministre des Affaires étrangères, l’ensemble du personnel administratif

du ministère, ne pourront pas malheureusement à eux seuls, répondre à toutes les exigences qu’impliquent la mise en œuvre et le succès

 d’un programme de politique étrangère. Sa réussite dépend d’un engagement collectif de tous ceux et celles qui intègrent la machine diplomatique.

 
Quelque soit la taille du pays, ses représentations diplomatiques et consulaires jouent un rôle capital.
 
Ceux sont elles qui :
  • produisent un ensemble de services
  • répondent aux besoins et aux exigences des usagers
  • défendent les intérêts de l’Etat à l’étranger, mais aussi de ses ressortissants
  • se chargent des activités économiques et commerciales, des relations publiques et culturelles…
  • identifient des projets bilatéraux, multilatéraux ou autres qui peuvent être profitables au pays auquel elles appartiennent 
  • informent l’espace géographique dans lequel elles se trouvent de l’histoire et des potentialités du pays auquel elles appartiennent
 
Somme toute, de leur qualité de travail et de leur approche volontariste dépendront la compréhension et la visibilité de tout ce que font

les gouvernants sur le plan interne et externe.

 
Pour réussir ce nouveau type de management de politique étrangère, la conviction ne suffit pas.

Encore faut-il des outils d’analyse, des techniques, des méthodes d’animation et d’organisation, des nouvelles compétences.

Mais à l’heure actuelle, la diplomatie haïtienne ne semble pas être en mesure de répondre à de telles exigences.

 
 

La diplomatie haïtienne actuelle : état des lieux

Sans négliger les difficultés inhérentes à la politique diplomatique d’un pays aussi pauvre qu’Haïti, sans la prétention de tout connaître

 des rouages de la diplomatie en général, sans vouloir non plus minimiser tout ce qui a pu être fait précédemment, il est urgent

et nécessaire que celle-ci soit adaptée aux besoins et aux exigences de la nouvelle politique étrangère du gouvernement Préval/Alexis.

Premier handicap : le manque de sérieux de nos services administratifs.

 
Un certain nombre de ces services pourtant nécessaires dans la recherche du profit pour notre pays est quasiment inexistant au sein

des instances diplomatiques et consulaires.

 
Il est malheureux de constater que le manque de dynamisme et la méconnaissance des réalités intérieures de la plupart de ceux qui

nous représentent font gravement défaut. Il est regrettable  que ce soit toujours les expatriés haïtiens et  parfois même des étrangers

 qui prennent des initiatives de vulgarisation de notre  patrimoine et de défense de notre image.

 
On n’arrivera pas à mobiliser et à conscientiser nos compatriotes de l’extérieur de la nécessité d’intégrer tout projet de développement

national, si on ne comble pas le fossé qui les sépare de nos représentations diplomatiques et consulaires.

 
C’est avant tout, dit-on, en comprenant ce qui se passe dans notre proche environnement que l’on peut ensuite prendre la mesure

des réalités éloignées.

 
Si l’on veut réintroduire la politique étrangère au sens noble du terme dans l’action gouvernementale, il faut redonner du sens au métier

 de diplomate.

 

Des éléments de propositions susceptibles pour y remédier

Il s’agit pour le ministère des Affaires étrangères d’introduire une démarche novatrice dont l’objectif viserait à :
  • Associer le personnel diplomatique au programme de politique étrangère du gouvernement
  • Transformer l’encadrement traditionnel (mais sans le remettre en cause) en animateurs capables de faire fructifier une équipe de travail.
  • Recruter de nouveaux diplomates, puis recycler ceux qui y sont déjà.
  • Accroître la qualité et la quantité des services rendus.
  • Améliorer les conditions de travail par une marge d’initiative accrue, la motivation, la valorisation, la formation et la promotion du personnel, et l’intérêt au travail.
  • Définir les rôles des uns et des autres.
  • Engager nos diplomates dans des pratiques de dialogue et de négociation.
  • Définir en la matière les priorités du gouvernement sous forme d’agenda si nécessaire (investissements micro et macro, développement touristique, aide à la formation et à la production agricole…)
 
Cet ensemble, à notre avis, répond à des besoins d’identité et doit donner un sens à l’action de tous les jours et à l’effort, même le plus modeste.

Favoriser l’initiative et la responsabilité

Dans un cadre de services, de promotion, de défense et de lobbying comme l’Ambassade et le Consulat, la capacité de développement repose avant tout sur la qualité humaine et professionnelle des personnes qui y travaillent et leur degré d’engagement personnel.
 
De ce fait, les méthodes d’organisation  de nos représentations diplomatiques et consulaires doivent favoriser l’initiative et la responsabilité, et privilégier le professionnalisme des comportements. Ceci implique d’améliorer l’organisation en adoptant les structures les mieux adaptées à la politique suivie, en clarifiant les responsabilités de chacun au regard des objectifs et des moyens qui y sont alloués. En conséquence, il faudrait :
 
  • définir de manière concertée les objectifs à moyen et court terme s’inscrivant dans les orientations stratégiques ;
  • proposer les moyens adaptés à la réalisation de ces objectifs ;
  •  disposer d’une plus large autonomie dans l’organisation et la mise en œuvre des moyens alloués ;
  • formaliser l’ensemble de ces réflexions sous la forme d’un document écrit, un « canevas de projet », une charte
 

Promouvoir et inciter la participation

Il s’agit de mettre fin à l’isolement et à l’inertie qui caractérisent les rapports entre instances diplomatiques et consulaires et les expatriés haïtiens. L’importance de la communauté nationale à l’étranger n’est plus à démontrer. C’est plus qu’une réalité, au vu des transferts de fonds vers Haïti évalués à environ 2 milliards de dollars US par an. On peut toujours déplorer le fait que les haïtiens n’aient pas encore conscience de leur appartenance à une communauté de destin. Néanmoins, la solidarité s’affirme comme l’un des éléments fondateurs de nos valeurs Républicaines. Et incontestablement, les haïtiens expatriés sont parmi les filles et fils de la nation qui, au jour le jour, font vivre ces valeurs. Paradoxalement, il va de soi que les gouvernants les traitent de façon indigne et irresponsable.
 
Il est inadmissible qu’ils soient considérés comme des citoyens de seconde zone et que leur expatriation  soit  assimilée à un fardeau. Il est intolérable  que ceux qui sont placés pour les représenter et les défendre auprès des pays d’accueil ne fassent pas l’effort de les approcher et les accueillir. 
 
Il est donc nécessaire de créer les conditions propices à la participation effective des Haïtiens expatriés dans les affaires intérieures du pays. Il y va, à notre avis, de la crédibilité du discours du chef de l’Etat vis-à-vis d’eux.
 
En ce sens certains constats s’imposent :
ü   L’action du gouvernement à travers ses représentations diplomatiques et consulaires doit viser à les rassembler autour de l’objectif commun qu’est le développement du pays
ü   Le besoin des communautés fortes et représentatives
ü   L’Etat haïtien ne peut pas toujours tout, les citoyens doivent s’impliquer personnellement pour faire évoluer la situation
ü   Nécessité d’élaborer des vecteurs plus solides pour la participation
ü   Le gouvernement, par l’intermédiaire des instances diplomatiques et consulaires, peut entreprendre, à l’échelle de la diaspora, la valorisation, la promotion, la sensibilisation et la conscientisation sur des thèmes particuliers comme l’eau, l’alimentation, le tourisme
ü   La politique étrangère du gouvernement sera insuffisante si elle ne sait pas mobiliser la communautés des expatriées en s’appuyant sur les acteurs organisés tels que les associations, les églises, les entrepreneurs
ü   Nous devons les mobiliser pour être acteurs du changement au même titre que ceux qui vivent à l’intérieur du pays
ü   Nécessité de stimuler les débats autour des questions de politique intérieure
ü   Mise en relation des initiatives et des compétences
ü   Actions communes
 

Œuvrer pour sauvegarder l’héritage culturel et l’identité nationale haïtienne au sein de la communauté des expatriés.

Il est urgent que l’Etat haïtien à travers ses représentations diplomatiques et consulaires s’engage à sauver la nation de ce danger imminent.
 
Toutes les enquêtes d’opinion laissent apparaître que la nouvelle génération née des expatriés haïtiens est en passe d’échapper à la communauté nationale.
 
Il est vrai que les acteurs organisés de la diaspora se sont déjà saisis du problème. Cependant, ils ne parviendront pas à surmonter ce risque s’il n’y a pas un engagement politique majeur de l’Etat haïtien.
 
Il s’agit d’un engagement qui doit s’inscrire dans la durée. En clair, l’Etat haïtien doit non seulement accompagner les groupes organisés de la diaspora, mais il doit être aussi porteur de projets comme par exemple :
  • l’encadrement et l’encouragement du mouvement associatif afin de promouvoir les activités culturelles. C’est un facteur fondamental pour sauvegarder la dimension identitaire et de la personnalité.
  • utiliser l’écoute et la disponibilité vis-à-vis des membres de la communauté afin de mieux répondre aux attentes.
  • renforcer par des actions crédibles le sentiment national chez les expatriés haïtiens.
  • L’expertise, conseil et soutien en matière d’intégration
 

Initier un véritable dynamisme de communication institutionnelle à l’échelle internationale

 
Cette politique de communication institutionnelle devra répondre aux  besoins d’informations  qui font généralement  défaut à notre réputation et à l’efficacité de nos politiques à l’échelle internationale.
 
Elle doit notamment s’inspirer des nouvelles méthodes en matière de communication politique et institutionnelle.
 
Son articulation doit tenir compte des nouvelles technologies de l’information et de la communication, elle devra donc explorer tous les canaux de diffusion possibles de l’information (Radio, TV, Presse écrite, Internet, mailing, courriers des lecteurs, affiches, prospectus, conférences de presse).
 
Il est indispensable que soit défini un plan média à court, moyen et long termes :
  • Relations avec le monde de l’information et de la presse
  • Développement réseaux et relais
  • Veille médiatique
 
Il faut élaborer un agenda d’intervention communicationnelle suivant le calendrier des événements internationaux de proximité avec Haïti (réunions ACP-UE, ONU, OEA, OMC…). Dans ce cadre, la diplomatie haïtienne au sein de l’Union Européenne peut engager la rupture nécessaire et donner l’exemple d’une diplomatie forte, agissante, efficace et réactive. L’UE présente en effet nombre d’avantages dont Haïti peut et doit tirer parti au travers d’un certain nombre d’axes de travail que sont l’investissement économique, le développement agricole, la formation professionnelle, la coopération décentralisée, le développement touristique et la promotion des talents de toutes sortes.
 
La République d’Haïti a tout intérêt à faire de l’élargissement et de la construction de l’Union Européenne un atout majeur dans le cadre de son programme global de développement. Avec l’Europe, les opportunités sont multiples pour un pays comme le nôtre. Il s’agit en effet d’un vaste espace géographique où se côtoient et se partagent : connaissances, expériences, formations et la solidarité entre les peuples…L’Union Européenne compte actuellement plus de 450 millions d’habitants et vingt cinq Etats membres. L’UE est le premier contributeur à l’aide au développement, avec 55% du total mondial.
 
Dans ce vaste paysage géographique et géopolitique qu’est l’Union Européenne, notre pays a d’abord l’avantage d’avoir des liens historiques anciens avec la plupart des pays membres. Il y a ensuite le partage de la langue française dans laquelle s’expriment plusieurs millions d’Européens. Sans oublier par ailleurs notre héritage multiculturel qui émane en grande partie dudit continent, du fait notamment de la colonisation espagnole, anglaise et française. Finalement et c’est le plus important, notre pays est présent au cœur de l’Europe à travers ses différentes missions diplomatiques et consulaires. L’Europe est après l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), la destination préférée des haïtiens. Les expatriés de l’île de la Caraïbe vivent  partout à l’échelle du continent : France, Suisse, Belgique, Suède, Allemagne, Grande Bretagne… Ils formeront dans vingt à trente ans de nouvelles générations d’Européens d’origine haïtienne.
 
Mais toujours est-il que si Haïti veut faire de l’Union Européenne un atout majeur pour son développement durable, elle doit fait preuve d’une politique étrangère ambitieuse à l’égard de l’Europe et vis-à-vis de ses habitants.
 
L’articulation d’une telle politique devra notamment favoriser de nouvelles approches en matière de coopération bilatérale et multilatérale. Il devra s’agir d’une politique qui prenne en compte les attentes des haïtiens en matière d’investissement, développement agricole, développement touristique, formation professionnelle, etc.  
 
Elle doit aussi avoir pour but la promotion d’Haïti auprès des opinions publiques européennes. Il en dépend entre autres, du retour de notre pays sur la carte des destinations touristiques internationales.
 
1.      Politique étrangère et investissement économique
On l’a dit et c’est une réalité, le développement d’Haïti dépend surtout de sa capacité à mobiliser l’investissement en matière d’entreprise et de création d’emploi. Il s’avère que l’Europe à 25 a ouvert la voie à la concurrence des entreprises et à la libre circulation des compétences. La mise en place d’une telle  politique a pour effet le transfert d’un pays à l’autre de nombreuses entreprises européennes, entre autres. Les investisseurs, du moins les entrepreneurs, qu’ils soient dans le secteur des PME ou des multinationales, sont à la conquête de nouveaux marchés, tant pour installer que créer de nouvelles entreprises.
 
Compte tenu du cadre législatif haïtien et la belle part qui est réservée aux entreprises dans le code de l’investissement en vigueur , nous estimons qu’il n’est pas illusoire que notre pays se lance à son tour à la conquête des investisseurs européens.
 
Ce travail, nous semble être, tout d’abord, doit être de la compétence et de la responsabilité des représentants d’Haïti à l’échelle du continent européen.
 
A ce propos, il ne faudra pas négliger les expatriés haïtiens. En effet, nombreux sont ceux qui attendent des signaux de la part de l’Etat haïtien en matière de sécurité  pour  se lancer dans la création de PME.
 
2.      Politique étrangère et développement agricole
Il s’agit d’explorer les possibilités qui permettent aux agriculteurs haïtiens de bénéficier des compétences et du savoir-faire des agriculteurs de certains grands pays européens en matière de production agricole. A cet effet,  les institutions étatiques du secteur et les organisations d’agriculteurs des pays européens dont la réputation en la matière n’est plus à faire doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part de nos instances diplomatiques et consulaires. Le contact et l’expertise des organisations de retraités du secteur peuvent être tout autant bénéfiques pour nos agriculteurs haïtiens. Les services diplomatiques et consulaires devraient également être capables d’orienter le pouvoir central à travers la chancellerie des possibilités de bourses d’études en faveur des jeunes haïtiens qui souhaitent s’investir dans le secteur agricole…
 
3.      Politique étrangère et développement touristique
La relance du secteur touristique haïtien dépend, il est vrai, de plusieurs facteurs notamment l’investissement public et privé en vue de la réhabilitation de nombreux site éparpillés à travers le pays. Elle dépend également, doit-on le mentionner, des conditions de sécurité sur le plan intérieur. Néanmoins, son expansion n’est possible que si les représentants d’Haïti à l’extérieur s’engagent à promouvoir la politique du gouvernement en la matière et, d’orienter les activités de tous ordres concourant à sa valorisation.
 
En attendant que le pouvoir central ait les moyens financiers d’engager des firmes et des agences de promotion à l’échelle planétaire pour attirer les touristes, les ambassades et les consulats d’Haïti, devraient être considérés comme des services extérieurs chargés d’appliquer la politique définie par les organes centraux
 

En guise de conclusion

Les prochains défis auxquels devra faire face le peuple haïtien exigent de la part de ses dirigeants une prise en compte nécessaire et fondamentale des enjeux mondiaux actuels. L’industrialisation, le recul de la pauvreté, l’instauration du développement durable, l’expansion des nouvelles technologies de l’information et de la communication, la mise en place d’un ordre droit et juste pour tous, autant d’enjeux cruciaux pour notre existence dont Haïti, heureusement, ne saurait se départir. Et pour jouer pleinement son rôle sur la scène internationale, le pays devra compter sur une diplomatie alerte, forte, capable d’assumer son rôle de vigie et de défense des intérêts fondamentaux du pays.
 
L’état actuel de notre diplomatie ne laisse pas penser qu’elle s’oriente dans cette direction. Il y a donc une nécessité impérieuse de la recadrer et de la réorienter. Comment ? D’une part, en redéfinissant les priorités du nouveau gouvernement en matière diplomatique et consulaire. D’autre part, en faisant appel à des éléments extérieurs à cette diplomatie mais qui n’en sont pas moins indiqués pour dynamiser les équipes, insuffler une énergie nouvelle agrémentée de compétences et de motivation. Ces éléments essentiels, jeunes, motivés, patriotes, dynamiques, se retrouvent un peu partout dans les communautés haïtiennes de la diaspora et d’ailleurs. Ils sont là, prêts à partir au combat, pour le bien du peuple haïtien en général et pour sa diplomatie en particulier.
 
 
A l’heure où des éléments importants de la communauté internationale n’en finissent pas d’afficher un soutien sans faille à Haïti, notre pays se doit de réagir et déterminer comment en tirer le meilleur parti. Pour ce faire, la diplomatie haïtienne devrait pouvoir jouer un rôle de premier plan. Malheureusement, elle semble tétanisée, essoufflée, dépassée par une dynamique mondiale qui exige pourtant de la célérité et un certain sens des enjeux. C’est fort de ce constat que nous avons pensé  vous soumettre ce « Plaidoyer pour une nouvelle diplomatie haïtienne ».
 
Nous espérons sincèrement que les pistes de réflexion qui y sont retenues sauront attirer votre attention sur le nécessaire et urgent besoin de renouvellement de la diplomatie haïtienne  pour faire entrer le pays dans l’ère de la modernité. Bien entendu, nous nous mettons à votre disposition pour tous  commentaires et suggestions  que ce plaidoyer ne manquera pas de soulever.
 
 
Les auteurs
 
 
                                          Abel  Descollines,  journaliste de profession, co-dirige depuis deux ans avec Robert Philomé, le « Forum Permanent des Haïtiens de la Diaspora ». Président de l’association « Action Collective Haïtienne Internationale », il intervient dans de nombreuses activités communautaires à l’échelle nationale et au niveau de la diaspora haïtienne en Europe. Abel Descollines vient d’être élu secrétaire général du comité provisoire France-Europe de la « Fédération Internationale de la Diaspora Haïtienne ». Spécialisé en communication politique et institutionnelle, Abel Descollines a fait des études de communication à Paris II (Institut Français de Presse). Il prépare actuellement un cursus en relations internationales dans un institut de formation à Paris. Abel Descollines représente Haïti comme secrétaire général  au sein de « l’Association de la Presse Panafricaine ».
 
 
                                         Robert Philomé, journaliste et juriste de formation, travaille comme pigiste à la rédaction internationale de RFI. Il collabore à titre de consultant dans plusieurs chaînes de télévisions en France et en Europe. Robert Philomé prépare à Science PO un Masters de communication. Il dirige le « Forum Permanent des Haïtiens de la Diaspora » et, fait partie des membres d’honneur du « Presse Club de Paris »
 
 
 

**************************************************************************************************************

 

 

 

Ø Courrier de remerciement à M. Yves JEGO

                                                                                                                                        

 

 

          

                                                                                                                                        Paris, le 27 septembre 2007 

                                                                                                                                       

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                    Monsieur Yves JEGO

                                                                                                                                                    Député-Maire de Montereau

                                                                                                                                                    Porte-parole de l’UMP

                                                                                                                                                    Mairie de Montereau

                                                                                                                                                   54, rue Jean Jaurès

                                                                                                                                                    77130 Seine et Marne

 

Monsieur le Maire,

 

 

 

 

                Je souhaite vous exprimer mes plus vifs remerciements pour avoir bien voulu demander

à votre Directeur de Cabinet, Monsieur James CHERON, de nous recevoir à la Mairie

de Montereau, le mardi 18 septembre 2007.

 

 

Cette rencontre, Monsieur le Maire, nous a permis de mesurer l’intérêt que vous portez à nos

actions militantes et associatives. Elle a été pour nous l’occasion d’un dialogue ouvert à la fois